Rugby

Coupe du monde féminine de rugby : À quoi peut-on s’attendre ?

Honneur aux dames ! Du 8 octobre au 12 novembre se déroule la Coupe du monde féminine de rugby en Nouvelle-Zélande. Un bon moyen pour le gratin du rugby féminin de nous faire rêver avant celle des messieurs qui se déroulera en France dans 11 mois. Focus sur les équipes à surveiller pour le titre.

Les Red Roses en patronne ?

L’Angleterre est la grandissime favorite de cette Coupe du monde. Première au classement mondial, l’équipe de Sa Majesté nous a tous impressionnés au tournoi des VI nations en avril dernier. En effet, elles ont terrassé tous leurs adversaires en réalisant le Grand Chelem avec 4 bonus offensifs, sur 5 possibles. Depuis leur victoire, elles n’ont pas failli, bien au contraire. Le 14 septembre dernier, en battant le pays de Galles (73-7), les Anglaises ont enchainé une 25ème victoire consécutive de rang. Ce n’était jamais arrivé à une équipe internationale, hommes et femmes confondus. Elles sont invaincues depuis leur défaite face à la Nouvelle-Zélande (28-13) en juillet 2019. Mais, lors du précédent mondial en Irlande 2017, battues 41-32, elles auront à cœur de récupérer leur couronne qu’elles ont remportée à 2 reprises en 1994 et en 2014. Les coéquipières de l’expérimentée Emily Scarratt et de la 2ème ligne Zoé Aldcroft, élue meilleure joueuse du monde en 2019, commenceront leur tournoi ce 8 octobre face au Fidji.

Les Reds Roses lors de leur victoire écrasante contre le pays de Galles, établissant un nouveau record de 25 victoires consécutives. Crédit Photo : Rugby World Cup

Les Black Ferns pour le doublé ?

L’équipe de Nouvelle-Zélande, 2ème au classement mondial, tenante du titre et pays hôte fait aussi figure de grande favorite. Elles restent sur 3 succès de rang en 2022 face aux États-Unis (50-6), au Canada (28-0) et à l’Australie (23-10). Mais cela n’était pas gagné il y a 6 mois. Le 16 avril dernier, Glenn Moore, l’entraineur, a démissionné après avoir été accusé par certaines joueuses d’avoir tenu des propos blessants. La talonneuse Te Kura Ngata-Aerengamate, a déclaré en décembre sur son compte Instagram souffrir d’une « dépression nerveuse » après la désastreuse tournée d’automne dans l’hémisphère Nord. Les black ferns ont chuté à deux reprises contre l’Angleterre (43-12 et 56-15) et contre la France (38-13 et 29-7). Pour ce mondial, le nouvel entraineur Wayne Smith a joué la carte de la fougue avec une équipe de jeunes joueuses. Sur les 32 joueuses appelées, seulement neuf ont déjà joué un Mondial et 22 comptent moins de 10 sélections. Les Néo-Zélandaises, poule A, débuteront leur tournoi le 8 octobre face aux Australiennes.

Les Black Ferns lors de leur 2ème défaite consécutive face aux Françaises en novembre dernier. Crédit Photo : DDM-Emilie Cayre

Les Bleues pour une première ?

L’équipe de France n’a jamais fait mieux qu’une 3ème place (1991, 1994, 2002, 2006, 2014 et 2017). Elle aura fort à faire pour espérer décrocher son premier titre mondial. Deuxième du dernier tournoi des VI nations derrière les géantes anglaises, il faudra faire mieux pour espérer rentrer dans l’histoire. Les Bleues devront faire face à leurs démons encore présents lors de leurs matchs de préparation. Le 3 septembre dernier elles remportent aisément 21-0 leur avant-dernier match de préparation face à l’Italie, mais 3 jours plus tard, les tricolores sont battues par cette même équipe 26-19.

Les Françaises pourront compter sur un public au rendez-vous lors de leur match d’ouverture face à l’Afrique du Sud, le 8 octobre à 3h15 (heure française). Le World Rugby a déjà annoncé plus de 30 000 places vendues pour le match d’ouverture au stade d’Eden Park d’Auckland. Quoi qu’il en soit, ce France-Afrique du Sud restera dans l’histoire puisqu’il constituera la plus forte affluence pour un match de rugby féminin en Coupe du monde. Il dépassera ainsi la finale du Mondial 2014, où le stade Jean-Bouin de Paris (20 000 places environ) avait affiché guichets fermés. Mais il faudra vite se remettre des émotions vécues car le 15 octobre à 9h00 (heure française) elles feront face aux têtes d’affiche : les Anglaises. Un premier grand test qu’il faudra remporter si elles veulent éviter un poids lourd dès les ¼ de finale.

Les Bleues impuissantes lors de leur dernier match de préparation face à l’Italie (défaite 26-19). Crédit Photo : Norbert Scanella /PANORAMIC
Eva Claudel
Crédit Photo : Flo Ostermann / DICODUSPORT

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