Rugby TOP 14 Tournoi des six nations

Samuel Mezaache: « remporter le tournoi des Six Nations »

Samuel Mezaache est un mordu de rugby. Passé par le FC Tournon Tain, le Lille MRCV, Bompas et dorénavant chez les espoirs de l’USA Perpignan, le deuxième ligne vient d’être convoqué avec l’équipe de France U20 pour préparer les deux premiers matchs du tournoi des Six Nations contre l’Italie et l’Irlande. Titulaire ce vendredi au stade Guy Boniface de Mont-de-Marsan pour affronter l’Italie à 21h, M’foudi honorera sa première cape avec les Bleuets. Pour les Olympistes, il se confie sur ses objectifs, son ressenti en club et en sélection.

Comme chaque année, le début du mois de février rime avec tournoi des Six Nations dans la sphère rugbystique. Et si l’équipe première attire la lumière, l’équipe de France U20 n’en est pas moins ambitieuse. Désireux de faire comme leurs aînés, les jeunes bleuets ont des objectifs très élevés et reste une nation forte. Dernier tenant en titre du Mondial avant que la pandémie n’empêche son déroulement depuis 2019 et arrivée deuxième du tournoi l’année dernière, la France vise cette année la victoire finale. Pour cette équipe qui regorge de talents, dont certains sont déjà implantés dans les effectifs professionnels malgré leur jeune âge, nul doute que le grand chelem ne paraît pas utopique. Samuel M’Foudi a un profil particulier, puisqu’il n’avait encore jamais été appelé dans aucune équipe de France de jeunes. Le voilà pourtant bel et bien titulaire pour affronter l’Italie, une fierté pour le deuxième ligne qui a commencé le rugby très jeune en Ardèche. 

Où étais-tu quand tu as appris ta sélection ?

Ma sélection, je l’ai apprise par mail. C’était un jour de repos et j’étais dans mon lit. Étant donné que j’arbitre des matchs en parallèle, j’ai d’abord cru à une désignation pour un match. Puis je me suis rendu compte de ma convocation pour un stage avec l’équipe de France. Ce stage a été annulé à cause du Covid, mais il m’a emmené à être convoqué à nouveau, ce pourquoi je suis là.

Alors que tu joues en espoir à Perpignan et que tu n’avais encore jamais été convoqué en équipe de France, t’attendais-tu à être appeler ? Qu’as-tu ressenti à ce moment ?

C’était une idée que j’avais dans un coin de la tête, j’y pensais tous les jours en m’entraînant, en jouant. C’est tout ce que j’attendais. Je ne savais ni comment cela se ferait, ni si cela allait réellement se faire, mais c’était mon objectif de l’année. J’étais content, mais je savais aussi que cela ne sortait pas de nulle part. Car cela fait un petit moment que m’entraîne pour cela. Et cette année devait être la bonne.

« C’était mon objectif de l’année »

Est-ce que le fait que Victor Montgaillard et Ethan Randle aient été appelés avec toi t’as rassuré et aidé ?

Cela m’a forcément rassuré puisqu’ils connaissaient déjà cet univers. Moins de 20 ans développement pour Ethan et moins de 20 ans pour Victor. Ils ont fait les équipes de France U18. De plus, ils connaissaient déjà un petit peu le staff, l’environnement de l’équipe de France et les joueurs qui seraient avec nous. Donc ils ont pu m’aider un peu pour connaître les « règles de vie du groupe » ainsi que dans le domaine technique. Parce qu’en arrivant de nulle part, forcément, j’ai du beaucoup apprendre, les nouvelles techniques, les nouvelles touches, etc.

Samuel MEZAACHE lors d’un entrainement à Aubagne. Crédit photo: Johnny Fidelin via Getty Images

Comment s’est passée ton intégration ainsi que tes premiers jours de rassemblement ?

Elle s’est très bien passée avec moi, tout le monde a été cool avec moi, ils m’ont bien accueilli. Je découvrais totalement le milieu et presque tous les joueurs avec qui j’allais être sur le stage.

Quel regard portes-tu sur cette équipe d’Italie ? 

Personnellement, j’ai une petite part d’appréhension forcément, c’est mon premier match international. Je m’attends à un match de grosse intensité.

Comment te sens-tu avant ce match ?

Il y a une part d’appréhension, de découverte, mais surtout d’excitation avant ce match ! Car c’est pour ce genre de matchs que nous nous sommes entraînés si durs tout au long de l’année. Et beaucoup de personnes comptent sur nous. En même temps, nous recevons beaucoup de messages de soutiens de nos familles, nos amis, de supporters et cela nous donne de la force pour le match.

Quels sont tes objectifs personnels, mais aussi du groupe pour ce tournoi ? 

Personnellement, ce serait de conserver ma place dans le groupe pour le reste du tournoi. En ce qui concerne l’équipe, nous voulons remporter le « Six Nations », faire le grand chelem.

« remporter le tournoi, le grand chelem »

Samuel Mezaache, sous les couleurs de l’USAP Perpignan se met à rêver de Top 14. Crédit photo: Heloise Kosc.

Certains joueurs du groupe ont déjà joué en Top 14, en parlez-vous entre vous ?

C’est vrai que beaucoup de joueurs ont fait des feuilles de matchs en Top 14 ou en proD2, ce qui n’est pas encore mon cas. Mais nous sommes concentrés sur le match à venir et pas sur les matchs de chacun en professionnel.

Mais j’imagine que le Top 14 est la suite logique pour toi ?

Forcément, j’y pensais tous les jours quand j’étais en club. C’est un bon objectif, qui reste dans un coin de ma tête. Quand je vois les copains être appelé pour faire des matchs en pro, en Challenge Cup, j’attends mon tour. Mais en dehors de cela, il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir, puisqu’il y a une différence entre les espoirs, l’équipe de France et le top 14.

Qu’est-ce qui change entre tes entraînements avec l’USAP espoir et les U20 du XV de France ?

Principalement la rapidité avec laquelle nous devons assimiler toutes les informations. Toutes les nouvelles techniques, touches, lancement de jeu à apprendre rapidement. Avec mon club nous les peaufinons tout au long de l’année.

Comment se passe une journée typique au sein du XV de France ?

Si je prends ma journée d’aujourd’hui (jeudi 3 février 2022), le réveil se fait à 7h du matin. Ensuite, nous avons des tests urinaires pour savoir notre taux d’hydratations, puis un test PCR. Il y a la pesée du jour qui précède le petit-déjeuner. Après cela, nous avons en général 30 minutes pour préparer nos affaires et aller à l’entraînement du matin qui sera de la musculation et du jeu de ligne ou bien uniquement du jeu de ligne. Avant de revenir au stade et de manger. L’après-midi commencerait avec une réunion, à nouveau 30 minutes de repos et du jeu de ligne avant de retourner à l’hôtel, avoir du repos, manger et aller se coucher. Avec bien sûr une nouvelle réunion. Sans compter tous les créneaux de soins, manipulations, kinésithérapie et auto manipulation.

Le XV de départ de ce France-Italie. M’Foudi est titulaire, tout comme son coéquipier en club Victor Montgaillard.
Crédit: FFR

Samuel et les bleus débutent leur tournoi ce vendredi 21h contre l’Italie au stade Guy Boniface. Lui et ses coéquipiers auront à cœur de remporter une victoire très importante, eux qui nourrissent de grands espoirs dans cette compétition. Maillot frappé du coq et floqué du numéro 4, M’Foudi devra être prêt dès que les hymnes retentiront. Le tournoi est une opportunité de plus pour Samuel de monter son talent et frapper encore plus fort aux portes du Top 14.

Crédit photo: FFR
Noa Roche

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