Rugby

Le jour de gloire est arrivé pour le XV de France

Le XV de France a battu ce samedi 20 Septembre les All Blacks 40-25. Une date qui restera marquée dans le paysage du rugby hexagonal tant les jeunes français ont brillé.

Il y a parfois des choses que l’on n’arrive pas à qualifier. Et cette victoire française face à la meilleure équipe du monde en fait partie. Trop d’adjectifs viennent à l’esprit pour réussir à décrire ce match de dingue dans un Stade de France bondé. Les Bleus auront dominé en grande partie ce dernier test match des Automn Nations Series, terminant l’année de la plus belle des manières.

Une première mi-temps de folie

Les coéquipiers du capitaine Antoine Dupont sont entrés sur la pelouse d’un Stade de France chauffé à blanc avec le couteau entre les dents. Les hommes en noir n’ont pu qu’observer. L’essai planté par Peato Mauvaka dès la 2ème minute au terme de la première incursion bleue dans le camp néo-zélandais ne sera qu’annonciateur de la razzia française en première mi-temps. L’arrière black Jordie Barrett peut en témoigner tant cette rencontre lui a été un calvaire. Malgré deux pénalités coup sur coup concédées dans les 10 premières minutes, ces Bleus plein de fougue planteront deux autres essais, par Mauvaka pour le doublé suivi d’un Ntamack inspiré. L’indiscipline de l’entame sera gommée pour permettre aux frenchies de mieux se sublimer. Les hommes de Fabien Galthie rentrent aux vestiaires avec un score sans appel de 24 à 6.

Crédit photo: Frank FIFE – AFP

Les bleus souffrent mais ne rompent pas

Le visage des Blacks au retour des vestiaires n’est plus le même. Les murs du Stade de France ont dû trembler à la mi-temps, et le discours du sélectionneur kiwi n’a pas dû être des plus doux. Les Français vont ainsi vivre 15 premières minutes compliquées. Les assauts néo zélandais se multiplient. Et les Blacks vont marquer trois essais en dix minutes, relançant totalement le match. L’écart n’est à ce moment là plus que de deux points; les tricolores menant 27-25.

« C’était un rendez-vous vérité, et tout le monde à répondu présent »

Fabien Galthie, sélectionneur du XV de France

Mais voilà, une contre-attaque éclair de 80 mètres va sonner la révolte. Avec à l’origine Romain Ntamack qui relance à la main de son propre en-but, pour une action de folie qui va se finir dans les 22 adverses, à deux doigts d’aller dans l’en but. La domination bleue refait alors surface. Les Blacks ne voient plus le jour. Leurs rares possessions de balle se font dans leur propre camp. Mais les Français n’arrivent pas à concrétiser, malgré les nombreuses percées. Et c’est après une perte de balle, à dix minutes du terme, là où l’on se dit que l’occasion de marquer est passée, que surgit comme un frelon Damian Penaud, qui intercepte une passe adverse dans les 22 et va planter le 4ème essai français. C’est le coup de grâce pour le XV de la fougère. Une pénalité de Jaminet en toute fin de match fera atteindre les 40 points pour une victoire tout simplement historique. Score final 40-25!

L’homme dans le match: Romain Ntamack

Le choix était fort de la part du sélectionneur Fabien Galthie à l’annonce de la compo. Exit l’association avec Matthieu Jalibert et le décalage de Ntamack au centre. L’ouvreur de 22 ans récupère sa tunique habituelle floquée du numéro 10, envoyant son compère bordelais sur le banc. Et autant dire que ce fut un choix plus que payant tant le toulousain a rayonné dans cette partie. Son animation offensive fut millimétrée et il a fait la différence ballon en main. A l’image de son essai en première période bien inspiré, par un retour intérieur qui l’amènera directement dans l’en-but. Mais c’était avant cette relance d’extra-terrestre de son propre en but, là dans un match « normal », un simple dégagement aurait été de mise. Une remontée de balle qui amènera le XV de France jusque dans le camp adverse. Et qui aura surtout le mérite de galvaniser les Français et leur public, et ainsi de relancer totalement le cours de cette seconde période. Autant dire que la pression était énorme sur les épaules du prodige toulousain, mais il a montré qu’il avait les épaules d’un titulaire en puissance au poste qui est le sien, celui de numéro 10.

Crédit photo: FranceRugby
Enzo Etton

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