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Louis Rucklin : « L’Euroligue est un objectif à terme »

À l’aube d’une nouvelle saison de Pro B qui démarre à la mi-octobre, le LMB participait à la Leaders Cup avec bon nombre de grosses écuries françaises. Après trois victoires en quatre matchs, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Louis Rucklin. Le jeune joueur ne cache pas ses ambitions pour cette saison comme pour la suite de sa carrière, et revient également sur son début de carrière faite de persévérance et d’abnégation.

Bonjour Louis, pourrais-tu d’abord te présenter au grand public ?

Je m’appelle Louis Rucklin, je suis né au Togo. J’ai été adopté par mon père Franco-suisse et ma mère française, j’ai grandi dans un village de la région des 3 frontières, Mœrnach. Je suis meneur de jeu, le poste où l’on retrouve généralement les plus petits en taille sur le terrain, je fais 1,86m (avec les baskets) et je joue au Lille Métropole Basket, en Pro B.

Qu’est-ce qui t’a amené au basket ?

Ce goût du basket a été transmis de père en fils : mon père était entraîneur et mon grand frère avait commencé à jouer, alors j’ai suivi la vocation de ma famille. J’ai évolué dans mon village et je suis ensuite allé à Mulhouse pour la visibilité.

Une carrière déjà riche en expériences sportives et humaines

Peux-tu nous détailler ton CV basket ?

J’ai donc commencé à Mœrnach, puis Mulhouse de mini-poussins à minimes France 1° année seulement car j’ai tout de suite été surclassé, aussi bien scolairement que sportivement, et je suis allé à Strasbourg où je suis resté 6 ans en passant par les cases cadets France, espoirs, puis la Pro A ; et où j’ai pu connaître des coachs comme Vincent Collet (actuel sélectionneur de l’Équipe de France argentée à Tokyo).

J’ai d’ailleurs marqué mon premier panier en Pro A avec Strasbourg . Lors de ma dernière année à Strasbourg, j’ai été prêté au Mans pour aspirer à être avec un groupe pro. Ce qui a été le cas, mais je me suis blessé à l’épaule après sept matchs : c’était une rupture du labrum qui a stoppé nette ma bonne forme au Mans.

Tu as donc côtoyé Vincent Collet du côté de Strasbourg, quelle est sa personnalité, sa mentalité avec les jeunes et a-t-il apporté au joueur que tu es désormais, bien que tu aies eu peu d’opportunités de briller sous ses ordres ?

Vincent Collet est assez calme mais comme beaucoup de coachs il n’a pas assez de patience avec les jeunes, ce qui est dommage…. Mais il donne de très bons conseils. Avec son QI basket tu en ressors forcément grandi, je ne cesserai de répéter que c’est un tacticien incroyable !

Et justement que retiens-tu de ce début de carrière ?

De mon début de carrière, je retiens que le fait d’être bien mentalement n’est pas à négliger au-delà du physique, car c’est ce qui permet de durer sur le terrain. En devenant pro, certains sont plus rapides que toi, ont des avantages physiques, mais cela se réduit avec le haut niveau. Il faut travailler pour être toujours meilleur et donner le meilleur de soi-même. Mentalement il faut être confiant, sûr de ses capacités, mais pas arrogant. Si je devais sensibiliser les gens je dirais cela, et que si ça ne va pas mentalement ça ne le fait pas.

La Mamba Mentality ?

C’est ça !

La saison de la confirmation pour Louis Rucklin au LMB ? Crédit photo : Instagram Louis Rucklin @l.rucklin8

Des modèles et rencontres attrayantes

Quel est l’adversaire qui t’a le plus impressionné et le coéquipier qui t’a fait la plus forte impression dans toute ta carrière ?

Je ne peux pas les idolâtrer, c’est dans mon caractère car cela reste des adversaires ou concurrents, mais Mardy Collins à Strasbourg m’a impressionné. En adversaire je dirais Brandon Taylor de Gravelines, un meneur de petite taille (1,78m). Dee Bost à Strasbourg (aujourd’hui à Galatasaray) m’avait impressionné aussi.

Quels sont tes modèles et inspirations, autant dans le basket que dans d’autres sports ?

J’admire Lionel Messi, je ne peux pas le cacher. Pour sa capacité à être fort mentalement. Et dans le basket j’aime beaucoup Eric Bledsoe (Los Angeles Clippers, NBA), Dennis Schröder (Allemand des Boston Celtics, NBA) et Russell Westbrook (Los Angeles Lakers, NBA). Ce sont les deux-trois joueurs pour qui je porte un intérêt basketballement parlant car c’est mon poste.

Une saison ambitieuse

Quelles impressions te laissent ce début de saison avec ces trois victoires en quatre matchs de Leaders Cup ?

On ne va pas trop être enthousiaste car la Leaders Cup est prise pour une ligue de peaufinement et d’adaptation par quasiment toutes les équipes. Mais pour le moral c’est quand même bon à prendre. Sinon le groupe est vraiment concentré sur le début de saison où il faudra être focus et performant.

Justement quelles sont tes ambitions à court terme avec le LMB?

À court terme, faire les play-offs car cela fait deux années où on aurait du les faire s’il n’y avait pas eu la Covid19. Cela permet de progresser en tant que jeune, et c’est une expérience à vivre pour tout joueur. J’espère que rien ne nous empêchera de les vivre cette fois-ci.

Le regard déterminé, Louis Rucklin entame une nouvelle saison au LMB. Crédit photo : Christophe Delrue

Et personnellement, à court terme, je veux rejoindre la Betclic Élite et retrouver le plus haut échelon français. Je travaille dur pour tout ça !

Un plan de carrière ?

Et à long terme, comment te projettes-tu dans ta carrière ? Qu’est ce que tu vises et aimerais avoir accompli ou vécu avant la fin de ta carrière ?

Avant la fin de ma carrière, je veux jouer l’Euroligue et jouer dans un grand club européen. De préférence dans un club où il y a le soleil, où le climat sportif et météorologique est sympa. Par exemple à Barcelone ou Madrid car en tant que sportif et humain, le soleil permet de relâcher la pression mentale et physique du haut niveau. Mais je n’ai pas de préférences en matière de club.

À ta retraite, qui est dans bien longtemps, que voudrais-tu que le public retienne de toi ?

Déjà au-delà d’un basketteur, que l’on retienne que je suis une belle personne, un bon gars ; avec des cannes défensivement, que je pouvais anéantir n’importe quels joueurs et que plus tard avec le travail que je vais effectuer, que l’on retienne ma vivacité offensive. Et aussi que je suis et rapide et avec un shoot donc difficile à défendre, c’est ce qui va arriver (avec le travail).

À bon entendeur…

Avant de conclure je te propose de lancer un « défi » au joueur ou sportif que tu souhaites pour que lui aussi soit interviewé, que lui ou un autre relève un challenge physique. Je compte bien évidemment sur ta communication pour que cela se fasse à la publication de cet interview !

Oula, un défi (rires). Que le prochain interrogé soit Ludovic Beyhurst alors! Et qu’un footballeur réussisse un coup du chapeau. Peu importe son club de Ligue 1 ou 2 en France mais un attaquant du coup, un gardien ça risque d’être compliqué !

Merci beaucoup ! C’était un plaisir ! 

Merci à toi ! À bientôt !

Crédit photo: article de Sébastien Darnaux pour La Voix Du Nord
Arthur Puybertier

(5 commentaires)

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