Sport en Nord

Iris Hockey Lambersart : récit d’une saison perturbée

Championnes de France élite l’an passé, les filles de l’Iris Hockey Lambersart avaient de grandes ambitions cette année. Un nouveau titre en championnat et une qualification en coupe d’Europe étaient notamment espérés. Malheureusement, la bonne dynamique de l’équipe a été stoppée nette. Les Olympistes sont allés à la rencontre des joueuses pour faire un point sur leur début de saison, perturbé par la crise sanitaire actuelle.

Un départ (presque) parfait

Néanmoins, tout avait bien commencé pour l’IHL. Avant l’interruption de la saison, le bilan est positif. Deux succès, l’un face à Montrouge (0-1) et l’autre contre Mérignac (5-0) ont idéalement lancé la saison des filles. Malgré une défaite face aux rivales lilloises (2-1), le collectif a su réagir avec « une belle réaction contre Douai, une équipe solide et bien en place » explique Marie Billore, coach de l’IHL.

L’IHL est troisième du classement avec un match en retard – Crédit photo: Fenaert

C’est alors que la Covid est entrée en scène. Pourtant sur une bonne dynamique de travail, les Lambersartoises ont vu leur saison suspendue brutalement. Un coup d’arrêt qui vient casser la lancée des Nordistes. « C’est frustrant car nous nous entraînons beaucoup et ça fait un an que tout est entrecoupé de confinements. Nous sommes coupées dans notre élan à chaque fois« , déclare Rosa Padilla, joueuse cadre de l’effectif. Un virus qui a été perçu comme un coup de massue par les joueuses et qui a nécessité une adaptation face à ce contexte inédit.

Une saison en stand-by

Pour l’heure, la saison est donc suspendue et les filles sont dans le flou total. Elles n’ont aucune idée de la manière dont va se terminer leur saison. « On continue à s’entraîner comme on peut et à rester motiver toutes ensemble« , précise Pauline Boullais. Même si les entraînements ont repris depuis la mi-janvier, on note tout de même une légère baisse de motivation chez certaines. La situation sanitaire agace clairement l’effectif et l’attente est longue. « C’est vraiment pesant pour tout le monde« , ajoute Rosa Padilla.

Leur dernier match remonte à octobre – Crédit photo: Fenaert

C’est une situation difficile à gérer en tant que coach également. Selon Marie Billore, « l’idée est de garder la notion de plaisir, même si ce n’est pas celle qui anime le plus les filles« . C’est pourquoi les entraînements sont davantage basés sur du développement technique et le renforcement de la cohésion au sein de l’équipe. De plus, du travail physique est également au programme et les filles se préparent à une potentielle reprise de la saison. À titre d’exemple, les joueuses devaient aller courir régulièrement pendant le second confinement.

« On veut jouer des matchs à enjeux »

Il est difficile de fixer des objectifs sans perspective de reprise des compétitions. C’est en tout cas le constat établit par l’ensemble des joueuses et du staff à notre micro. « L’objectif, c’est de pouvoir s’entraîner et travailler ensemble« , indique Rosa Padilla. Déterminées, les filles de l’IHL sont donc plongées dans l’attente depuis un long moment et n’ont qu’une idée en tête: reprendre la compétition au plus vite. Si la saison reprend, l’ambition est claire: jouer la finale des Championnats de France.

Pour l’heure, l’absence de compétitions se fait ressentir sur le moral des joueuses. Aujourd’hui, décider d’un objectif sur le court terme n’est pas d’actualité. En effet, le contexte sanitaire empêche les joueuses de se projeter. « Il faut essayer de garder l’équipe telle qu’elle est, avec sa dynamique » indique Rosa Padilla. C’est pourquoi l’équipe, motivée et soutenue par sa coach Marie Billore, continue de s’entraîner dur dans l’espoir de reprendre au plus vite le championnat. À l’IHL et pour l’ensemble des clubs de hockey sur gazon de l’Élite féminine, l’envie d’en découdre sur le terrain n’a jamais été aussi importante.

Crédit photo: Fenaert
Hugo Saez

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :