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TLM : Une occasion manquée

Ce samedi 6 février, Les Olympistes sont retournés au stade Léo Lagrange de Tourcoing pour voir s’affronter le TLM et l’AS Cannes. On attendait beaucoup de cette confrontation entre deux des équipes les plus en forme du championnat. Ce match pour la troisième place du classement n’aura finalement pas été si serré. Retour sur l’occasion manquée par les Tourquennois.

D’un côté une équipe du TLM avec 12 victoires au compteur et qui n’avait pas perdu depuis le 23 décembre 2020. De l’autre, l’AS Cannes, les Dragons survoltés avec 13 victoires pour seulement 4 défaites. Deux clubs qui paraissent d’un niveau proche. Mais les Cannois avaient quelque chose en plus à prouver. Lors de la première confrontation des deux équipes cette saison, ce sont les Tourquennois qui se sont imposés 3 sets à 0 dans l’antre cannoise. Une revanche à prendre donc. Et on peut dire que les Sudistes ont réussi leur coup en s’imposant à leur tour 3-0 en terre tourquennoise. Avec un 24-26 au premier set puis un 20-25 au deuxième et enfin 24-26 lors du dernier, les hommes de Luc Marquet n’ont pas tremblé dans le Nord.

Des Dragons irréprochables

Ce soir, la ville de Cannes a montré une fois de plus que c’est elle qui domine le volley national. Que ce soit chez les filles ou chez les hommes, le club de Cannes est toujours l’un des plus redoutés du championnat. Forts en attaque comme en défense, les Dragons étaient, ce soir, largement au dessus des Tourquennois. Luc Marquet, l’entraîneur, a su insuffler une force mentale et physique à ses joueurs pour décrocher la victoire. L’homme aux 325 sélections en Équipe de France a réussi à emmener les siens aux playoff l’an passé et compte bien réitérer l’exploit. Une ambition affichée qui ne détonne pas avec le niveau de jeu proposé par les Cannois.

L’entraineur cannois, Luc Marquet. Crédit photo : Aglaé Courtial

L’homme du match est donc logiquement un Dragon. Et quel Dragon ! Averill Taylor, 2,01m, un monstre de muscle qui n’a laissé aucune miette à ses adversaires. Il renvoyait les ballons plus vite qu’ils n’étaient arrivés. À la moitié du deuxième set, l’Américain a bloqué trois ballons à suivre avant qu’il n’y en ait un qui passe enfin dans son camp. Une prouesse défensive. Malheureusement pour Tourcoing, il est aussi bon en attaque qu’en défense. Il signe alors la deuxième meilleure performance de son équipe avec un total de 12 points marqués juste derrière l’attaquant australien Williams Lincoln (14 points). Un homme complet qui a fait beaucoup de mal à la défense mais aussi à l’attaque tourquennoise.

Un match compliqué

Alors que l’on s’attendait à un match en cinq sets avec de nombreux rebondissements, Tourcoing n’a pas réussi à exister dans ce match. Trop de faiblesses. C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte qu’il faut que tous les joueurs soient à 100%. Or, ce soir, ce n’était pas le cas. Il y a des jours sans et s’en était sûrement un pour les recrues de cet été. Alors qu’elles nous avaient fait bonne impression lors du match contre Ajaccio le 17 octobre dernier, on a cette fois été un peu déçus par leur niveau de jeu. Julio Cardenas, homme du match en octobre dernier, en est l’illustration parfaite. Avec seulement 6 points au compteur ce soir, le jeune cubain a déjoué contre Cannes.

Julio Cardenas (12) et Luciano Palonsky (7). Crédit photo : Aglaé Courtial

D’autres recrues ont été en dessous de ce que l’on avait l’habitude de voir comme c’est le cas de Daryl Bultor. L’international français n’était pas dans un bon jour et ça s’est vu. Il a eu beaucoup de mal au service, avec 4 erreurs sur 12 services, il détient l’un des plus mauvais ratio du match. Il conclut ce dernier avec seulement 7 petits points marqués. Une déception de voir ce joueur à un niveau très en deçà de ses performances habituelles. Mais personne ne doute qu’il saura rebondir lors des prochains matchs à commencer par celui de la semaine prochaine contre Poitiers.

Une nouvelle recrue impressionnante

Même si cette défaite est difficile à avaler pour les Nordistes, deux joueurs ont réussi à maintenir le TLM hors de l’eau. C’est d’abord Matias Sanchez. On vous en avait déjà parlé mais il confirme sa forme et sa régularité. Seul passeur de l’équipe de Tourcoing, il est partout. Il est capable de défendre face à un Taylor Averill, de servir et même d’attaquer sans crainte d’un bloc. Un volleyeur de 1,73 m ce n’est pas commun mais on ne peut que saluer la performance de l’Argentin. Chacune de ses sorties, au profit de Lucas Lilembo, se faisait ressentir sur le terrain et il ne tardait pas à rentrer de nouveau. C’est une des seules recrues qui a su maintenir son niveau de début de saison et pour ça on ne peut que s’incliner.

Le colosse Arpad Baroti. Crédit photo : Aglaé Courtial

C’est une recrue de ce mercato d’hiver qui a aussi retenu notre attention. Pour remplacer le serbe Sasa Starovic, pas assez performant, le TLM a fait le choix d’engager l’international hongrois Arpad Baroti. Le pointu a déjà évolué dans le championnat français avec le club de Narbonne en 2018. Arrivé tout droit d’un club turc, le colosse de 2,06m impressionne. Carré comme pas permis, sa puissance de frappe est incalculable. Être réceptionneur et savoir que l’on va jouer contre Baroti… c’est à en faire des cauchemars ! Il est tellement puissant qu’un de ses services a atterri dans le mur sans jamais toucher le sol. Une recrue de caractère aussi. On a pu le voir énervé lorsque le TLM se faisait distancer dans le deuxième set. Un caractère fort et un physique impressionnant qui lui permettent de signer le meilleur score de son équipe avec un total de 15 points marqués.

Une vidéo omniprésente

La vidéo a été un des grands sujets de ce match. D’abord, pour la première fois, c’est le club de Tourcoing qui organisait la diffusion du match sur la LNV. Une première fois pour permettre au club de gagner en visibilité comme nous le confiait son président Pascal Lahousse en avant-match. Un investissement pour le club qui a été bien reçu par les spectateurs l’un d’eux me confiant que « c’était comme si on regardait un match à la télé, on peut enfin avoir les ralentis ! ». Reste à voir si ce pari sera gagnant sur le long terme. Ce n’était pas que le sujet de l’avant-match, ce le fut aussi été pendant tout le match, avec 7 appels à la vidéo. Trois actions ont dû être rejouées, la vidéo ne pouvant même pas départager les deux équipes. Un fait pourtant rare en ligue professionnelle.

Un TLM qui n’a pas réussi à convaincre ce soir mais qui joue toujours une place en playoff pour la fin de saison. L’arrivée de Arpad Baroti semble être une excellente nouvelle pour rester dans ce fameux top 8. Les Tourquennois seront la semaine prochaine à Poitiers avant de revenir à domicile le 20 février pour affronter le Nantes-Rezé. Ces deux équipes semblent tout à fait accessibles mais on ne gagne que lorsque l’arbitre siffle la fin du match.

Crédit photo : Aglaé Courtial
Maïlys David

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