Basket Calendrier de l'Avent

Jour 3 : Quand le 3×3 casse les codes de la balle orange

C’est l’heure d’ouvrir la troisième case de votre calendrier de l’Avent ! Aujourd’hui, à défaut d’y trouver un chocolat, on vous embarque, direction les terrains de basket de votre enfance. En vogue depuis plusieurs années, le 3×3 a insufflé un vent de renouveau sur la planète de la balle orange. En phase avec son temps, la discipline a embarqué avec elle une génération en quête d’un jeu loin des codes. Allez, « checkball ».

Il est 16h, un mercredi après-midi. Vite, les autres vont vous attendre. Vous avez rapidement bouclé vos leçons. Et vous ne manqueriez pour rien au monde la quotidienne partie de basket sur le terrain d’en bas de chez vous. Vous êtes 4, 5, peut-être 6, alors « on fait un 3×3 ? » ; la bande d’en face a investi l’autre partie, vous vous contentez largement d’un demi-terrain. Chaque jour, aux quatre coins du globe, aux quatre coins de l’hexagone, s’affrontent des milliers de jeunes, de moins jeunes, des passionnés, des amateurs, de ceux qui tentent un slam dunk contest sur le petit panier bancal de leur terrain municipal. Bref, la métaphore d’une immense compétition à ciel ouvert, sans contraintes, sans frontières.

Basketteur ou non, vous vous reconnaissez sûrement dans cette situation. Simplement, le ballon rond avait peut-être remplacé la balle orange. Développé par la FIBA (Fédération Internationale de Basket-ball) dans les années 2010 avec la création d’un championnat du monde en 2012, le 3×3, c’était l’opportunité de donner au basket une nouvelle dimension, une impulsion en prise directe avec les nouvelles aspirations. Dans l’ère du temps, la discipline brise les codes, amène le jeu de toute une génération, là où l’on n’aurait pas pu implanter une salle conventionnelle, un match traditionnel. C’est le nouveau concept (plus si nouveau que ça) tourné vers l’urbain, le « décontracte », la transformation du basketball de rue en véritable compétition.

Intelligent et explosif

Accessible, facile d’organisation, le 3×3 ne vous demande qu’un demi-terrain et 10 minutes ou 21 points de votre temps. Changez d’équipe tous les jours si vous le souhaitez, pour peu que vous ayez 3 hoopers (+ 1 remplaçant) motivés. Explosif, rapide, le 3×3 impose un rythme particulièrement dense. D’autant plus que la valeur d’un panier n’est pas la même : vos habituels tirs primés ne vous rapporteront plus que 2pts, tandis qu’en dessous de la ligne, chaque panier vaut 1pt. Le 3×3 fait aussi la part belle à votre cardio et à l’adresse plutôt qu’à la taille. Tout le monde doit en quelque sorte tout faire, alors soyez polyvalents, c’est la clé du succès !

Devenu discipline olympique, le 3×3 devait faire ses premiers pas à Tokyo l’été dernier. Pour l’heure, en France, la FFBB (Fédération Française de Basket-ball) s’est beaucoup investie pour créer un nouveau format de compétition adapté au 3×3, et à l’esprit de convivialité, de liberté, qui lui est si cher. Sur son site, la fédération propose aux basketteurs une gestion autonome de leur pratique. Chacun peut s’inscrire pour trouver un tournoi, jouer avec d’autres adeptes le temps d’une journée, et engranger des points au ranking individuel FIBA pour pouvoir accéder aux Open Plus, puis à l’Open de France. Formats à côté desquels est organisé le FIBA 3×3 World Tour, qui réunit les meilleurs équipes de la planète.

Loin d’avoir dépasser l’engouement pour le 5×5 traditionnel, le 3×3 s’est tout de même accompagné d’un mode de diffusion à son image, novateur. Adieu les galères de streaming puisque tout est retransmis sur Youtube et les réseaux sociaux. De quoi faire participer activement la jeune génération au développement de la discipline. En France, le 3×3 a largement investi la sphère basket, une réussite directement liée à celle des équipes nationales.

Crédit photo – Actu.fr
Justine ROY

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