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Les Guerrières manquent leur premier combat

Après 7 mois loin des parquets, la LFB est enfin de retour ! Manque de chance, pour l’ESBVA-LM (Entente Sportive Basket de Villeneuve d’Ascq – Lille Métropole), la rentrée a pris des airs de faux départ. Samedi, au Palais Saint Sauveur, les Guerrières se sont inclinées sur le fil face à Basket Landes (65-68). Allez, rien que pour vous, on prolonge le money-time.

Première journée reportée, jauge, gestes barrières,…on a cru devoir dire adieu aux chaudes ambiances des grands soirs, n’est-ce pas ? Et bien, c’était sans compter sur l’enthousiasme des Z’hurlants. Loin de leur Palacium chéri (actuellement en travaux), les supporters de l’ESBVA-LM ont dû se délocaliser. Mais ils n’avaient visiblement pas oublié d’emmener leur bonne humeur et leur ferveur pour pousser leur équipe hier soir.

Partie saccadée, suspens à la clé

Aïe, aïe, aïe, il est de ces soirs-là où les coups de sifflet fusent (beaucoup). Hier soir, au Palais Saint Sauveur, il n’aura pas fallu plus de 15 secondes de jeu pour que la rencontre s’arrête. S’en sont suivies une litanie d’obstructions, offensives et défensives, utiles ou inutiles. Même la Landaise et coqueluche des Français, Céline Dumerc (38 ans), qui dispute sa dernière saison LFB, est sortie pour cinq fautes. Le jeu est entrecoupé, mais une mi-temps et 24 fautes plus tard, la rencontre reprend peu à peu sa marche en avant.

Lisa Berkani (ESBVA) défend sur Céline Dumerc (Basket Landes). © Aglaé Courtial

Même saccadée, la partie aura au moins eu le mérite de tenir toutes ses promesses entre le 6ème (Basket Landes) et le 8ème (ESBVA) du classement la saison dernière. À la pause, les deux équipes se quittaient même au coude-à-coude (36-35) et la barre des 10 points d’écart n’a jamais été dépassée. L’internationale française, Vukosavljevic a fait le job côté landais tandis que les tirs primés de Suarez (22 pts, meilleure marqueuse) et Berkani se répondaient de part et d’autre du terrain. Les Guerrières ont pourtant été maladroites, en témoignent les 3 rebonds offensifs d’affilée qui n’ont abouti à aucun panier.

En manque de gabarit, les joueuses de l’ESBVA-LM ont cédé en défense à l’intérieur :  Aby Gaye par-ci et Plouffe ! Katherine par-là, les Landaises « font le ménage ». Alors, pour pallier au cinglant 7-0 en milieu de troisième quart temps, Rachid Méziane fait revenir son collectif aux basiques : passe-et-va Diawara/Gomis et hop, le tour est joué. C’est fou ce que le basket est simple, parfois ! N’empêche, on a beau rigoler de la perf’, le money time est là, devant nos yeux. Mais alors qu’on était presque sur le point d’inscrire Zoé Wadoux sur la liste des clutch players, les Landaises, bien aidées par Berkani, repartaient en contre-attaque. +2 et game over.

L’expérience avant l’insouciance

Avec un 5 majeur dont la moyenne d’âge avoisinait les 32 ans, difficile de croire que l’ESBVA mise sur la jeunesse. Or, le banc est jeune, bourré de talent, plein d’innocence. Mais attention ! La recrue Clarince Djaldi-Tabdi, arrivée en provenance de Nantes rentre et commet deux fautes. Au même titre que sa coéquipière Zoé Wadoux qui, elle, perdait une balle, d’entrée de jeu. Mettez ça sur le compte de ce que vous voulez, pour ce soir nous, on retient leur capacité à prendre leurs responsabilités après deux tirs à 3 points qui remettent l’ESBVA dans le sens de la marche, en fin de match.

A gauche, Rachid Méziane, le coach de l’ESBVA-LM. © Aglaé Courtial

Le reste de l’équipe a tenté de faire bloc malgré les maladresses. Les recrues, elles, ont montré un beau visage pour cette première sortie. L’expérimentée poste 1, Sandra Ygueravide, internationale espagnole de 3×3, a fait tourné le collectif, comme a son habitude. Quant à Courtney Hurt qui effectue sa deuxième saison à Villeneuve d’Ascq, elle a dépassé la barre des 2000 points en LFB. Performance plus mitigée du côté de Peters. La jeune femme, qui a pourtant le scoring dans le sang, a très peu planté, souvent frustrée par ses échecs.

Lisa Berkani, la fougue à l’état pur

Non, on n’allait pas vous quitter sans avoir évoquer le cas Lisa Berkani. Vous ne la connaissez pas ? Retenez son nom, elle pourrait bien avoir sa place dans nos colonnes pour les prochaines rencontres. Excellente de maîtrise et de technique en sortie de banc, la Française a maintenu son équipe à flot dans quelques moments clés. Notamment, lorsqu’elle a relancé son équipe à la suite d’un step-back à 3 points.

Rapide et efficace en contre-attaque, elle se joue de ses adversaires en 1 contre 1. Elle peut aussi provoquer des fautes après un drive. La jeune meneuse inscrit 16 points et se permet même le luxe de récupérer son propre rebond ! Le happy ending aurait pu être parfait. Si seulement elle n’avait pas gâché la contre-attaque qui pouvait permettre aux Guerrières de recoller au score à une minute de la fin. Et comme vitesse et précipitation ne font jamais bon ménage, l’ESBVA a payé le prix fort.

© Aglaé Courtial

Lisa Berkani fond en larmes lors du temps-mort qui suit, Zoé Wadoux et son 3 points n’y changeront rien. À 23 ans, la jeune femme devra encore engranger de la maturité pour soigner son jeu et ses tirs forcés. Allez, on se tourne tous vers le déplacement à Flammes Carolo. Et on se retrouve le plus vite possible, pourvu qu’elle et l’ESBVA éclaboussent nos lignes d’un basket encore meilleur.

Crédit photo – Aglaé COURTIAL
Justine ROY

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