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Europa League : une poule relevée mais à la hauteur de Lille

Un an après son échec en Ligue des Champions, Lille retrouve l’Europe. C’est cette fois ci sa petite sœur, l’Europa League, qui verra les Lillois se démener autour du vieux continent. Pas de Chelsea, d’Ajax ou de Valence cette année pour les Dogues. Mais du lourd tout de même. Pas épargnés, les joueurs de Christophe Galtier devront se donner les moyens de croire en leurs ambitions.  

Un seul petit point. C’est ce qu’avaient réussi à obtenir les Lillois pour leur retour dans une compétition européenne l’an passé. Sans être ridicules, il avait fallu un but miraculeux de Jonathan Ikoné face à Valence pour ne pas repartir avec la bulle, si chère aux Marseillais. Cette année, la politique de recrutement lilloise avait de quoi nourrir de l’espoir. Dans une compétition sans doute plus apte à leurs capacités, tous les ingrédients sont réunis. Tous ou presque. Ne manquait que le plus important, les adversaires. Placés dans une des poules les plus relevées, le Celtic, le Sparta Prague et finalement Milan feront face au LOSC.

Des adversaires habitués à l’Europe

Les supporters lillois auront droit à des rencontres alléchantes, dans des stades historiques. Au Celtic Park, le Celtic est réputé pour avoir un des plus beaux public d’Europe. Du moins ce qu’il en restera, vous savez pourquoi. Le club de Glasgow est un club mythique de la scène européenne. Vainqueur de la C1 en 1967, les heures de gloire européenne sont désormais bien loin. Les Écossais restent néanmoins des acteurs réguliers du football continental. Ils se sont qualifiés pour les trois dernières phases à élimination directe de l’Europa League, éliminés à chaque fois en seizième de finale. En 2017, le club s’était déjà déplacé en France. Face au PSG, les Celts en avaient pris cinq à l’aller, sept au retour. L’année dernière, c’est à Rennes que l’équipe écossaise avait eu affaire (1-1 puis victoire 3-1).

L’ogre du groupe, c’est évidemment l’AC Milan. Bien loin du Grand Milan des années 90 et 2000, les Rossoneri sont sur le chemin de la renaissance. Vainqueurs à sept reprises de la C1, les Italiens gardent un mauvais souvenir de leur dernière confrontation face aux Lillois.  Il faut creuser dans sa mémoire, pas si lointaine que ça tout de même. En 2006, le LOSC se retrouve dans la poule du futur champion d’Europe. Après avoir obtenu le match nul à l’aller (0-0), les Nordistes ont réalisé un exploit sans précédant. C’était la première fois qu’un club français s’imposait à San Siro (0-2), victoire qui a par ailleurs permis au club de se qualifier pour la suite de la compétition. Les Dogues tenteront de réitérer cette performance dans un San Siro qui vit sa dernière campagne européenne avant d’être détruit.

Le LOSC fait aussi office de favori

Mais si ce groupe est vu comme un des plus compétitifs, c’est également et en partie grâce au LOSC. L’équipe française faisait office d’épouvantail dans ce quatrième chapeau. Forcément, quand Milan, l’ogre du chapeau trois et le LOSC se retrouvent dans la même poule, on peut logiquement attendre beaucoup de ce groupe. Avec le Celtic et Prague, le pire a tout de même été évité. Avec Arsenal, la Roma ou Leverkusen, la poule de la mort aurait été toute trouvée.

Et le LOSC a logiquement des arguments à faire valoir. Les matchs de qualifications ont laissé entrevoir des failles chez ses adversaires. Milan s’est défait de Rio Ave au bout du bout d’une séance de tirs aux buts irrespirables. On a un temps cru qu’ils ne participeraient même pas à la compétition jusqu’à leur égalisation à la dernière minute des prolongations. Une qualification acquise dans la douleur qui prouve que Milan a encore du travail. Depuis l’arrivée de Pioli l’équipe va mieux. Dans un 4-2-3-1 parfaitement huilé, ils retrouvent une efficacité en attaque et une véritable force mentale. Zlatan n’y est pas étranger et il apporte toute son expérience depuis son retour en janvier. Le Suédois retrouvera Lille, malheureusement sans Rio Mavuba. Retour également de Rafael Leao dans le Nord un peu plus d’un an après son départ de Lille.

Pour ce qui est des autres adversaires, Lille peut les  regarder les yeux dans les yeux. Prague fait son retour dans la compétition pour la première fois depuis 2017. Les Tchèques avaient même atteint les quarts l’année précédente. Les Lillois pourront peut-être croiser dans la capitale ,les Niçois qui se déplacent eux chez les voisins du Slavia. Les Dogues se doivent de rivaliser face à cet adversaire qui est sur le papier le plus faible du groupe.

On peut en dire de même pour le Celtic. Après une élimination sur la route de la LDC, la qualification en Europa a été acquise avec quelques difficultés. Deux victoires 1-0 face à des équipes plus faibles. Mais les Bhoys restent toujours très embêtants à jouer. Le profil d’un Burak Yilmaz par exemple pourrait être très efficace pour peser sur une équipe rugueuse. Cette opposition sera sans doute la clé de ce groupe. Effectivement, les deux équipes devraient se disputer la seconde place.

Dans un groupe relativement homogène, le LOSC a le droit d’y croire. L’effectif doit pouvoir enchaîner le championnat et la coupe d’Europe en espérant être compétitif dans les deux tableaux. D’autant plus qu’il n’y aura pas de déplacement au fin fond de la Russie ou de l’Azerbaïdjan. Rendez-vous le jeudi 22 octobre pour la première journée.

Arthur Picard
Photos : Losc.fr

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