Formule 1 Sports mécaniques

Merci Pierre !

24 années après la victoire d’Olivier Panis, dernier français victorieux avant ce dimanche, la France du sport automobile sourit à nouveau. Il y a 24 ans, Pierre Gasly naissait. Coïncidence ou simple destin ? Aucune importance car aujourd’hui à l’Autodromo de Monza, la Marseillaise a retentit de nouveau sur les podiums de Formule 1. La France vit un moment historique, la France s’agenouille devant le Normand Pierre Gasly.

Qui l’eut cru ? À peine un an après avoir été jeté par RedBull et Helmut Marko, Pierre Gasly prouve une nouvelle fois son talent et sa supériorité à la filière de la marque au taureau (n’en déplaise à Albon). On le savait, Pierre est rapide mais aujourd’hui il est grand. Il devient le 109ème pilote de F1 victorieux. Il est LE pilote que la France attendait.

Une course très animée

Après avoir vécu un week-end d’exception en F3 et F2, avec les podiums de Théo Pourchaire ou la victoire de Schumacher, on y allait presque à reculons ce dimanche. On ne comptait plus la liste des GP monotones, ennuyants et dominés de bout-en-bout par Mercedes et Hamilton, où le seul suspens était de voir qui allait finir quatrième. Aujourd’hui on a pris notre pied à voir le sort s’acharner sur le Britannique.

Trois moments ont transformé une course banale en course formidable. Au tour 6 sur 53, Vettel sort tout droit au premier virage, victime d’une rupture de frein. Ferrari creuse toujours plus profond leur propre tombe. Mais c’est une autre monoplace motorisée Ferrari, qui va apporter le déclic. En effet, au tour 21, Kévin Magnussen abandonne obligeant une sortie de la Safety Car. La voiture 44 de Hamilton plonge directement dans les stands sans se méfier d’une potentielle fermeture de la pit-lane. Le verdict tombe pendant la mi-temps, le Britannique écope d’une pénalité de 10 secondes à observer lors d’un arrêt aux stands.

Si vous suivez de près ou de loin la Formule 1, vous avez dû tiquer sur les mots suivants: « la mi-temps ». Non je ne suis pas fou, ni inculte car Charles Leclerc en a décidé autrement. Victime d’une grosse sortie de route après « avoir tout simplement perdu ma voiture« , le Monégasque oblige un arrêt temporaire de la course. Cette dernière reprendra 20 minutes plus tard, le reste s’inscrit dans la légende.

Incroyable Pierrot !

Après la « pause fraîcheur » , un départ arrêté est décidé. Hamilton ouvre le bal suivi de Stroll, Gasly et Räikkönen. Un départ parfait du Français le fait sortir au premier virage juste derrière la Mercedes noire, qui rentre aux stands à la fin du tour pour effectuer sa pénalité. Un Français mène un Grand Prix de Formule 1, il restait à ce moment-là 24 tours pour y croire. 24 tours à serrer les fesses devant sa télé. 24 tours à résister aux retours des McLaren et de Stroll. Avec son Alpha Tauri, Pierre Gasly va sortir le grand jeu, ne cédant que des petits centièmes chaque tour à Carlos Sainz Jr. Il résiste au retour d’une voiture beaucoup plus rapide en ne faisant qu’un avec sa modeste machine. Il essaye tour après tour de reléguer l’Espagnol au-delà de la seconde d’écart pour ne pas lui laisser une once d’espoir de DRS. Le 53ème et dernier tour arrive, les cris et les larmes de Julien Fébreau résonnent encore dans nos têtes. Assez parlé, maintenant appréciez !

Pierre, Les Olympistes te disent merci ! La France te dit merci ! Tu prouves aux yeux du monde entier que notre filière jeune a des diamants bruts. Avec ta victoire, tu mets dans l’ombre les performances décriées de Jean-Eric Vergne et Romain Grosjean, et tu rends hommage aux regrettés Jules Bianchi et Anthoine Hubert. Merci Pierre, Merci Pierrot, Merci Monsieur Gasly.

Crédit Photo : La Croix
Thomas Fraisse

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