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GP d’Autriche : Hamilton rit, Ferrari pleure

Au circuit de Spielberg avait lieu le deuxième Grand Prix de la saison, au même endroit que la semaine dernière. Hamilton toujours aussi dominant, Ferrari dans la tourmente, les Français en difficulté, voilà les principaux enseignements de ce week-end de course palpitant.

La catastrophe pour Ferrari

Au début de la course, on se demandait quel tour Charles Leclerc pouvait sortir de son chapeau pour pouvoir réitérer la performance de la semaine dernière. La réponse est venue très tôt, dès le premier tour. Emporté par sa fougue,  le jeune Monégasque pulvérise l’aileron arrière de Vettel, détruit sa voiture et climatise l’écurie Ferrari et son directeur Mattia Binotto. 0 point pour la Scuderia qui glisse à la 5e place du classement constructeur juste derrière Renault. L’écurie de Cyril Abiteboul peut nourrir beaucoup de regrets après les qualifications réussies d’Ocon et de Ricciardo. Le Normand, abandonné par sa voiture, doit abandonner au tour 34. L’Australien accroche lui une 8e place décevante, lui qui a longtemps tenu la 5e place et ayant même menacé la 4e place d’Albon.

 

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L’accrochage entre Charles Leclerc et Sebastian Vettel
Crédits : Twitter @F1

Mercedes et Hamilton en Patron

Max Verstappen aurait aimé se mêler à la lutte pour la victoire. Mais cela fut impossible, tant les Mercedes survolaient leur sujet aujourd’hui. En difficulté (toute relative), la semaine dernière, les ingénieurs des Flèches d’Argent ont particulièrement bien travaillé. En effet, ils ont fait de la monoplace noire un bulldozer détruisant tout sur son passage, à près de 300 km/h.  Plus de problèmes de moteurs, mais l’écurie allemande sera peut-être confronté à des querelles d’ordre humain. En effet, même si Bottas a réalisé une course moyenne, il reste en tête au Championnat du monde, et essayera peut être de contester la suprématie d’Hamilton. Donc, il n’y a pas eu de suspense pour la victoire. Mais en milieu de grille une écurie et un pilote ont su particulièrement tirer leur épingle du jeu.

L’écurie du week-end : McLaren : la confirmation

Après le superbe podium de Lando Norris la semaine dernière, on savait la McLaren au niveau, mais rester encore à confirmer. La très belle qualification de Sainz (troisième, devant Bottas) achevait de faire comprendre au public que l’écurie anglaise n’avait pas réalisé un exploit, mais prétendait à la place de troisième force du plateau, derrière Mercedes et RedBull. Les problèmes physiques de Norris, qui disait souffrir du dos, auraient pu calmer les ardeurs des monoplaces orange, surtout après un début de course moyen. Pourtant, à l’arrivée le bilan est idyllique : la cinquième place pour Norris, avec un dernier tour particulièrement spectaculaire (3 dépassements), la 9e place pour Sainz et le point du meilleur tour en course. Les hommes de Zak Brown peuvent être satisfaits de leur week-end.

Le pilote du jour : Sergio Pérez voit la vie en rose.

Après une qualification difficile (13e et 17e), on se demandait que jouait réellement cette Racing Point, copie conforme de la Mercedes 2019. On savait que l’écurie de Lawrence Stroll serait avantagée par le retour du sec. Mais on n’imaginait pas un tel retour pour Sergio Pérez, auteur d’un superbe départ et d’un pilotage sublime, mais parfois à la limite de la régularité notamment sur ses passes d’armes successives avec les McLaren. Un dimanche parfait pour le Mexicain qui a d’ailleurs été élu Pilote du Jour par les téléspectateurs.
Il faut aussi donner une mention honorable à Romain Grosjean. En effet, se moquer du pilote français semble devenu un sport pour beaucoup de twittos, il faut reconnaître qu’il a signé une course solide achevée à la 13e place devant son équipier Magnussen. Une bonne performance surtout quand on connaît la difficulté de pilotage d’une Haas bien mal construite.

La saison se poursuit la semaine prochaine en Hongrie. On guettera la poursuite du duel entre Lewis Hamilton et Valteri Bottas, pour voir si le Finlandais sera capable d’aller titiller son coéquipier pour le titre de champion du monde.

Crédits Photos : Twitter @F1
Maël Le Grouiec

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