Divers Football

Membre de staff #3 : Être analyste vidéo avec Kévin David

Troisième épisode de la série Membre de staff, nous vous emmenons à la découverte du métier d’analyste vidéo. Zoom sur cette profession avec Kévin David, un des deux analystes vidéo du staff du FC Nantes.

Une licence de STAPS, un diplôme universitaire de préparateur physique mais Kévin David est bien analyste vidéo. À la sortie de ses études, l’universitaire est embauché au sein du staff de Luçon (Vendée) en tant que préparateur physique. Lors de ses cinq années au club, il portera une double casquette. En effet, il devient aussi analyste vidéo. Il le concède alors « c’est l’expérience qui m’a fait devenir analyste vidéo, pas les diplômes ». En 2016, il est contacté par le FCN qui recherche à ce poste. Après plusieurs entretiens, il intègre le staff en tant qu’analyste vidéo du club.

 

Kévin David, analyste vidéo au sein du FCN
Crédit : FC Nantes

Un métier essentiel

La profession d’analyste vidéo demande énormément de temps. Et pour cause, il faut tout analyser. Les entraînements, les matchs de l’équipe mais aussi ceux de l’équipe adverse. « La beauté du foot c’est qu’on ne peut pas tout prévoir, confie le Nantais, il y a une part d’incertitude et l’objectif de notre métier est de réduire cette incertitude, même s’il y en aura toujours. » Pour cela, tout est une question d’anticipation. Lorsque le match du week-end est fini, l’analyse pour la prochaine journée doit déjà être prête. L’entraîneur programme alors les entraînements de la semaine en fonction des analyses qu’il a reçu.

La principale qualité d’un analyste vidéo doit être sa capacité d’adaptation. En effet, la méthode de travail qu’il applique dépend essentiellement du coach, donc quand il y a un changement de coach (assez souvent à Nantes!) il faut savoir s’adapter à son fonctionnement. Cette profession est essentielle mais « il faut surtout rester humble, explique Kévin David, nous sommes des personnes qui travaillons dans l’ombre, c’est important de respecter ça « . L’analyste vidéo devient alors un véritable adjoint du coach, il doit transmettre les idées de ce dernier et les faire comprendre aux joueurs.

Un contact permanent

L’analyste est plus en contact avec le coach qu’avec les joueurs. Cependant, il existe quelques exceptions. « Si le coach le demande, c’est à nous d’aller voir les joueurs pour diffuser les idées de ce dernier ou pour présenter l’adversaire du week-end« , explique Kévin David. L’autre exception, c’est lorsque le coach arrive au club avec son propre staff, donc avec son propre analyste vidéo. Dans ce cas là, le Canari sera plus en contact avec l’analyste du coach qu’avec le coach lui-même. La relation du staff avec les membres du club est donc dépendante des préférences du coach. Le Nantais le concède « c’est toujours plus enrichissant et plus formateur d’être en relation directe avec le coach ».

Lors des matchs, Kévin David n’est pas sur le banc. Il est avec les journalistes en zone presse. Cependant, il reste en contact permanent avec le staff sur le banc grâce à des talkie-walkies. La hauteur de la zone de presse permet une meilleure vision de jeu donc une analyse plus intéressante pour le coach. De plus, « en hauteur, on a accès à différentes données, confie le Canari, cela permet de faire des retours au banc et s’ils ont des questions on peut y répondre plus facilement ».

Un suivi permanent, même en déplacement
Crédit: FC Nantes

Une profession en plein développement

La profession d’analyste vidéo se développe, et ce dans tous les sports. Les clubs professionnels ont chacun au moins un analyste. Cependant la possibilité de changer de club en restant dans le même sport paraît compliquée. En effet, après avoir analysé les vidéos d’un club pendant des années, un analyste vidéo peut-il quitter ce club sans qu’il n’y ait de conflit d’intérêt?  » On est plutôt ancré dans notre club, répond Kévin David, ça pourrait changer dans l’avenir mais pour le moment on est chacun dans nos clubs et on avance comme ça. » La mobilité dans ce métier est donc très limitée. Seuls peuvent changer de club les analystes liés à un coach.

C’est une question que ne se pose, pour l’instant, pas Kévin David, investi à 100% dans le club. « Quand on est passionné, on est touché quand on perd, on est heureux quand on gagne, on vit les choses de l’intérieur, confie le Nantais, on vit des émotions propres au sport ». Au début seul analyste vidéo au sein du staff pro du FCN, son binôme lui permet à présent de déléguer et donc d’aller encore plus loin dans les analyses. Même s’il « court après le temps », le Canari n’échangerait pas sa place au sein de ce staff.

Un groupe uni, joueurs et staff
Crédit: FC Nantes

Le métier d’analyste vidéo est donc un métier essentiel, complet et en pleine évolution. Ce membre de staff est autant investi que ses compères « on est chez nous, on pense à des choses, on continue de travailler, parce qu’on veut fournir quelque chose de qualité », concède Kévin David. C’est un membre essentiel au coach, sans lui il ne pourrait pas mettre en place des stratégies efficaces pour le gain des matchs.

Crédit: FIFA
Maïlys David

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :