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Ligue des Champions: Paris rit, Liverpool pleure

PSG-Dortmund et Liverpool-Atlético étaient au programme des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. D’un côté, c’est dans un Parc des Princes creux que les Parisiens recevaient les hommes de Lucien Favre, espérant passer enfin au tour suivant. De leur côté, les tenants du titre anglais avaient fort à faire face à l’Atlético et sa défense de fer. Résumé. 

Paris SG – Borussia Dortmund : Le PSG conjure la malédiction

Enfin ! Enfin le PSG se qualifie pour les quarts de finales de Ligue des champions. Après avoir été défait à l’aller 2-1, les coéquipiers de Neymar ont su renverser la vapeur pour s’imposer 2-0 face au Borussia Dortmund.

Après quatre ans d’attente et trois humiliations, le PSG surmonte enfin l’obstacle des huitièmes de finale. Une qualification qui fait tomber la « malédiction des huitièmes » de ces dernières saisons. Après avoir subi la remontada face au Barça en 2017, une élimination douloureuse contre le Real en 2018 et le comeback face à United en 2019, les hommes de Thomas Tuchel sont sortis la tête haute de cette double confrontation face au Borussia Dortmund. Pourtant tout n’était pas gagné d’avance pour le club de la capitale. D’abord avec la décision de faire jouer ce match retour dans un Parc des Princes à huis-clos, puis avec les absences dans le 11 de deux piliers : Silva et Mbappé (blessure pour le premier et maladie pour le second). Un avant match étrange donc, mais qui n’a pas empêché les supporters parisiens de se réunir devant le stade pour encourager leur équipe.

Près de quatre mille supporters parisiens s’étaient réunis devant la tribune Auteuil pour encourager leur équipe malgré le huis clos. Crédit photo : AFP/Franck Fife.

Zen

A 21h, Anthony Taylor, arbitre du match, donne le coup d’envoi dans un Parc des Princes vide. Une sensation étrange pour un match de Ligue des Champions, mais très vite, c’est l’excitation qui prend le dessus. Paris fait un début de match appliqué, presque trop frileux. Beaucoup de possession et quelques accélérations viennent ponctuer cette première demi-heure jusqu’à l’explosion. A la 28ème minute, Neymar fait exulter les supporters parisiens en reprenant de la tête un corner magnifiquement bien tiré de la part de Di Maria. Le Brésilien est étrangement seul aux six mètres, quelle erreur défensive. Ney en profite d’ailleurs pour faire un petit clin d’œil à Erling Haaland en reprenant sa célébration du match aller : zen.

La célébration de Neymar après son but.
Crédit: RMC Sport

Le PSG repart de l’avant dans cette fin de deuxième période et après deux légères alertes sur la cage de Navas par l’intermédiaire de Sancho, c’est Monsieur Ligue des champions : Juan Bernat, qui vient doubler la mise pour le Paris Saint Germain. L’Espagnol dévie un centre tir de Sarabia qui vient tromper Roman Burki. 2-0 à la pause, Paris est virtuellement qualifié.

Une communion avec les supporters

Au retour des vestiaires, Paris recule, perd la maîtrise du jeu. Tuchel décide de lancer Mbappé dans la bataille. Trop de pertes de balle, pas assez de différences, bref, une entrée ratée pour le jeune parisien. A ce moment, plus question de prendre des risques et Kurzawa remplace Di Maria pour cadenasser le match. Si le PSG a subit, il n’a concédé que très peu de véritables occasions. Un point encourageant qui souligne la solidité défensive d’une équipe habituellement peu à l’aise lorsqu’elle n’a pas le ballon. Dortmund pousse mais Paris ne rompt pas, 2-0 score final.

Les supporters l’attendaient, Paris l’a fait. Tout n’a pas été parfait certes, mais l’essentiel est là et seulement là, Paris est qualifié. Les joueurs ont même pu aller fêter cette victoire tant attendue au balcon avec les supporters placés derrière la tribune Auteuil.

Marius Joly

Liverpool – Atletico Madrid : Liverpool, le monde à l’envers

You’re a fucking bullshit, get out of my team Adrian ! : la colère et la frustration exprimées par ce supporter anglais dans un bar lillois sont partagées par tous les supporters de Liverpool. Le scénario est cruel pour des Anglais qui tombent de leur piédestal. Avec seulement un but de retard, l’espoir était légitimement permis pour les hommes de Jürgen Klopp. Leur première mi-temps était plutôt intéressante. Le bloc serré des Colchoneros n’a laissé aucun espace entre les lignes. A la différence du match aller durant lequel Roberto Firmino arrivait à être trouvé entre la défense et le milieu espagnol. Le milieu madrilène a énormément travaillé le porteur du ballon, empêchant ainsi celui-ci de jouer librement. L’équipe de Diego Simeone était parfaitement huilé, rendant difficile les changements de côté pour Liverpool.  La lumière est venue d’un centre d’Oxlade Chamberlain pour la tête de Georginio Wijnaldum. Le passeur décisif a d’ailleurs réalisé un très bon match, multipliant les appels et se rendant très disponible.

La deuxième mi-temps a été du même acabit. Très haut, les Reds n’ont pas réussi à inscrire un deuxième but synonyme de qualification. Mohamed Salah, Oxlade-Chamberlain et Trent Alexander-Arnold ont eu plus d’espaces, permettant de créer un plus grand danger. Les corners se sont succédés et sans un très grand Jan Oblak, élu homme du match, l’addition aurait pu être très salée pour les Espagnols. Mais le deuxième but tant espéré par les supporters anglais n’est pas arrivé au bout des 90 minutes. 30 minutes de bonheur supplémentaire pour les spectateurs.

Et Llorente surgit

Le début de la prolongation s’est inscrit dans la parfaite continuité des 90 premières minutes : domination de Liverpool, défense solide de l’Atlético. Mais, dès la 94ème, Roberto Firmino choisit le meilleur moment pour inscrire son premier but dans cette édition de la Ligue des Champions. Le Brésilien a repris en deux temps un bon centre de Wijnaldum. Auteur d’un but et une passe décisive, le Néerlandais a réalisé un très bon match en étant propre à la récupération et précis balle au pied.

Hélas, l’histoire est tragique pour les Reds.. Une mauvaise relance d’Adrian, titulaire à la place d’Alisson blessé, se retrouve dans les pieds de Marcos Llorente. L’Espagnol, d’une frappe croisée, redonna l’avantage à son équipe. Désormais, Liverpool n’a plus le choix et doit absolument marquer pour se qualifier. C’est donc assez logiquement que Virgil Van Dijk et ses coéquipiers se sont positionnés très haut sur le terrain. Mais, les Anglais se sont faits punir et en une contre-attaque, Marcos Llorente mit presque définitivement un terme aux espoirs liverpuldiens : 2-2, la messe était dite. Ses deux buts mettent avant une charnière Gomez-Van Dijk brouillonne depuis quelques semaines.

Marcos Llorente et Alvaro Morata, deux anciens joueurs du Real, ont été les bourreaux d’Adrian.
Crédit photo : AFP

Le dernier but d’Alvaro Morata, véritable crève-cœur, permit à Diego Simeone d’exulter devant ses supporters. Le technicien argentin a réussi son pari en éliminant l’armada de Jürgen Klopp. Pendant 100 minutes, l’Atlético a souffert. Mais l’Atlético a vaincu et verra les quarts de finale. Pas Liverpool.

Matthieu Heyman
Crédit photo : L’Equipe

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