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Membre de staff #2 : Être directeur sportif avec Sylvain Quinquis

Pour continuer cette série Membre de staff, Les Olympistes vous proposent de découvrir le métier de directeur sportif. Zoom sur cette profession avec Sylvain Quinquis, directeur sportif depuis deux ans au sein du Volley-Ball Nantes.

Arrivé au club il y a 23 ans, Sylvain Quinquis a gravi les échelons. D’abord entraîneur, il est depuis deux ans directeur sportif du club nantais. Il entre au VBN en 1997 avec un emploi jeune après un bac commerce et une licence en STAPS. Il passe alors tous ses diplômes sur les bords de Loire, en commençant par un diplôme d’éducateur sportif (ou 2ème brevet d’État) en spécialité volley-ball puis un diplôme professionnel d’entraîneur de volley afin de pouvoir entraîner au niveau national. Après huit ans à la tête de l’équipe pro, Sylvain Quinquis s’est lancé dans le nouveau challenge de directeur sportif.

Sylvain Quinquis, le directeur sportif du VBN
Crédit: René Riou

À quoi sert un directeur sportif ?

Le directeur sportif c’est un peu l’homme à tout faire d’un club. Il doit gérer les sections professionnelles mais aussi les amateurs. Son but à lui c’est de remplir tous les objectifs que lui a fixé la direction. Enfin ça, c’est le rôle de directeur sportif de Sylvain Quinquis, en réalité il avoue que « le rôle de directeur sportif et les compétences qui lui sont attribuées sont définis par les dirigeants ». Donc, chaque directeur sportif a un rôle différent, c’est la direction qui choisit les attributions de ce dernier en fonction des besoins que le club possède.

Alors revenons sur le rôle de Sylvain Quinquis au sein du VBN. C’est assez simple, il intervient partout. Il s’occupe alors de la gestion logistique de l’équipe professionnelle mais aussi du  recrutement des entraîneurs, de l’aide à l’entrainement de l’équipe pro, de la hiérarchisation sur le secteur amateur et de l’orientation sportive de l’amateur… Il est aussi en contact régulier avec le directeur du centre de formation avec lequel il travaille quasiment en binôme dans la gestion de celui-ci. « Je suis responsable des résultats sportifs, confie l’ex entraîneur du VBN, c’est moi le garant du respect des objectifs. » 

Le métier de directeur sportif, un métier différent de celui d’entraîneur

« Le champ d’intervention est beaucoup plus large, quand tu es entraîneur tu te consacres 24h sur 24 à l’équipe. » L’expérience de Sylvain Quinquis au sein du club nantais permet la comparaison du métier de directeur sportif à celui d’entraîneur. La première chose qui différencie ces deux métiers, ce sont les déplacements. Un entraîneur doit se déplacer à l’extérieur avec ses joueuses et ce, tous les weekends. Alors qu’un directeur sportif ne fait que les petits déplacements de l’équipe professionnelle afin de pouvoir aussi gérer l’amateur. De plus, le métier d’entraîneur est « très énergivore, ce n’est pas le métier que l’on s’imagine où l’on se dit que c’est génial d’être devant la scène… Non, non, ça te bouffe au niveau stress, au niveau pression, tu y penses 24/24 ». 

Sylvain Quinquis en tant qu’entraîneur
Crédit: Ouest France

Alors le changement de métier devenait évident pour le Nantais. À la création du poste en 2018, la direction a de suite sollicité l’entraîneur pour occuper ce rôle de directeur sportif. Après huit belles années à la tête de l’équipe pro, Sylvain Quinquis l’assure « j’ai vécu tout ce que je pouvais vivre, des coupes d’Europe, des finales… et ce même si je n’en ai gagné aucune ! ». Un challenge qui lui a posé beaucoup de difficultés au début surtout en matière de communication : « il faut être en communication avec tout le monde, tout le temps ». Celle-ci doit s’effectuer sans privilégier l’équipe pro aux amateurs, toutes les équipes doivent être au même niveau. Il faut alors prendre en compte la personnalité de chacun «c’est vraiment une gestion des relations humaines ».

Des objectifs sportifs à atteindre

Pour le Nantais, la qualité principale d’un directeur sportif est de tirer le maximum de chacun et ce dans un seul objectif : la performance. Alors après deux ans à ce poste, Sylvain Quinquis a-t-il réussi son objectif ? La commande de la direction était simplissime sur le papier : gagner au moins un titre en trois ans au niveau professionnel et gagner des titres au niveau amateur. La saison passée est qualifiée « d’année de la loose des finales » par le directeur sportif. Cette « loose des finales » se traduit notamment par une défaite en finale de championnat de l’équipe pro, deux défaites au niveau régional en amateur (U17  et M13) et une défaite au niveau national avec les M20.

Focus sur les objectifs…
Crédit: Michel Fraudeau

Cette année, le directeur sportif espère remplir ses objectifs. « Depuis l’année dernière on sent que chez les jeunes, les équipes à performance commencent à arriver, on commence à avoir des résultats intéressants. » Et cela se traduit par une montée des M13, M15 et M20 dans le top 24 français. L’équipe pro, deuxième de la Ligue A Féminine, a fait un beau parcours pour la première Ligue des Champions du VBN (éliminée en phase de poules à la deuxième place). Les Nantaises joueront les playoffs dans quelques semaines et c’est alors « un nouveau championnat qui démarre ». Espérons pour elles que ce championnat leur réussira autant que la saison régulière…  « La saison est vraiment bonne faut espérer qu’elle va se finir par des titres. »

Le métier de directeur sportif est donc un métier complet, il faut être polyvalent. S’occuper des amateurs comme des professionnels mais aussi calmer les egos lorsqu’il y a besoin. Le directeur sportif n’ayant pas les mêmes compétences dans chaque sport, ce n’est qu’une esquisse de ce métier.

La semaine prochaine, Les Olympistes vous proposeront de découvrir le métier d’analyste vidéo avec Kévin David.

 

Crédit: Jean François Frey
Maïlys David

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