Basket-ball NBA

Kevin Porter Jr. : Le Réveil de la Force

Connaissez-vous le point commun entre Rey Skywalker et Kevin Porter Jr. ? Ils sont tous les deux capables d’ouvrir Kylo Ren et planter leur career high sur sa truffe puis se prendre les papattes dans une brindille le lendemain et finir la partie avec 5 points. Mais une chose est sûre, ils ont tous les deux la Force en eux.

Kev, survivant de l’enfer

Terminé pour John Beilein, l’ex vieux briscard des bancs NCAA a dit stop et met fin à son aventure dans l’Ohio. Trop dur, trop strict, d’un autre temps, la mayonnaise n’a pas prise et l’ancien coach des Michigan Wolverines a décidé d’abandonner sa casquette d’entraîneur. Après 54 matchs à la tête des Cavaliers, le John choisit de s’arrêter là, bien qu’il se soit entendu avec la direction pour enfiler un autre couvre chef et intégrer un nouveau poste dans l’organigramme de la franchise. La rupture avec le vestiaire était trop forte. Le sexagénaire aurait malencontreusement traité ses joueurs de « voyous », ce qui ne passe pas avec des gros durs comme Kevin Love. Comme le disaient les jeunes en 2014, on ne choisit pas la thug life, c’est la thug life qui nous choisit.

Illustrer
À plus dans le bus coach Beilein !
Crédit image : Cleveland.com

C’est donc ce bon vieux John-Blair Bickersatff qui reprend les rennes de headcoach. Et ce n’est pas mal du tout depuis sa prise en main. Trois victoires en quatre matchs dont deux remontadas face à Washington et au Heat. Mais alors, quid de Kevin Porter Jr. dans toute cette histoire ? Premier match sous J.B., 2 points et exclut après 6 fautes en 13 minutes. Pas ouf. Second match, 2 malheureux points inscrits sur la ligne et un vilain 0 sur 5 au shoot. Toujours pas ouf. Et là tenez vous bien, 30 points sur la tête de Miami, accompagnés de 8 rebonds, 3 passes et 3 steals. Bref, tout ce qu’on aime avec des gros tirs, de la défense et son flow habituel. Masterclass.

Malheureusement, Kevin n’a pas enchaîné comme nous l’aurions aimé face à Philadelphie la nuit dernière. Petite perf au scoring avec 5 unités, bien que la feuille soit garnie de 5 rebonds et 6 assists. Cette irrégularité depuis quelques parties est-elle inquiétante ? Je ne sais guère. Est-elle relou ? Oui, un peu. Car quand on aime on ne compte pas et voir le total de point de KPJ tenir sur les doigts d’une main fait très mal au cœur.

Kev, souvent croise le fer

Connaissez-vous le point commun entre Ken le Survivant et Kevin Porter Jr. ? Ce sont deux grands fous venus chasser les démons, des pourfendeurs du mal. C’est donc pour vos beaux yeux que le rookie clevelandais chausse chaque soir ses meilleures sneakers et envoie du lourd. S’il est irrégulier depuis le changement d’entraîneur, le gaucher nous sort tout de même un mois de février bestial. Des moyennes de 13,2 puntos, 3,4 rebonds, 2,9 caviars et moins de deux turnovers par match. Le tout à 46,6% au shoot et 41,9% derrière l’arc. On dirait que le crâne brillant de Mr Propre est passé par là. Au moins aussi brillant que KPJ sous la lumière des projo car le gaucher fait du sale et enchaîne les highligths.

Offensivement, la panoplie du natif de Seattle est vraiment complète. Créateur de tirs hors pair, le 1v1 n’est pas un problème pour lui. Il peut aussi bien utiliser sa vitesse pour pénétrer que dégainer de loin si le marquage est distant. Le petit profite également des gros poseurs d’écrans que sont TT, Drummond ou Larry Nance Jr. Il est capable de prendre le tir en sortie d’écran, plonger dans la raquette et finir près du cercle ou profiter du missmatch et rejouer avec son intérieur.

L’arrière a une vraie vision de jeu qui, combinée à sa vista, lui permet de délivrer quelques galettes à ses copains. Au shoot, ses pourcentages parlent pour lui et sa papatte gauche a le potentiel pour devenir létale de loin. De l’autre côté du terrain alors ? KPJ n’est peut-être pas un renard mais ça ne l’empêche pas de chiper quelques ballons. Le gamin a les moyens physiques et techniques pour devenir un défenseur bien galère à jouer.

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

Connaissez-vous le point commun entre Peter Parker et Kevin Porter Jr. (promis, c’est la dernière) ? Ils ont tous les deux un grand talent mais au fond, ce sont encore des petits d’jeuns. Notre rookie préféré progresse à une allure folle et il n’a pas encore soufflé ses 20 bougies. Le pauvre lapin peut tomar sur des darons de la ligue mais toujours pas le droit de tiser ou insérer une piécette dans les machines à sous de Vegas. Cela dit, mieux vaut peut-être ne pas encourager ces pratiques et se contenter de profiter du talent de KPJ sur les parquets. Le futur lui appartient et il ne tient qu’à lui d’exploiter un potentiel qui semble sans limite. La balle est entre tes mains Kevin. Et surtout, que la Force soit avec toi.

Crédit image : @cavs
AD

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :