Basket-ball

Tokyo, elles arrivent !

Aujourd’hui, Les Olympistes conjuguent le basket au féminin ! Car oui, les basketteuses françaises seront bien de la partie aux Jeux Olympiques de Tokyo. À défaut de ne pas encore avoir ramené de médaille à la maison, les Bleues ont décroché l’indispensable sésame pour voyager en terre japonaise, au terme d’une performance maîtrisée et méritée. Alors même si cette qualification peut vous paraître dérisoire, sachez qu’il n’y a en fait, pas de « petites » victoires. 

Bienvenue à bord de votre vol, direction une qualif’ qui fait du bien ! À votre disposition, des perf’ qui font plaisir, beaucoup de paniers et surtout, de la bonne humeur à profusion. Rassurez-vous, le trajet sera de courte durée, puisque le TQO avait posé ses valises à Bourges, LA terre du basket féminin français. Des escales sans turbulences face à l’Australie, le Brésil et Porto Rico, et qui permettent à nos Frenchies adorées d’attraper le vol suivant sans faire dans le détail, destination Tokyo et les JO. Attachez vos ceintures, décollage immédiat !

Une qualif’ avec la manière

Subtile mélange d’expérience et de renouveau, cette Équipe de France-là avait définitivement le vent en poupe sur ce tournoi. À domicile et devant le (très) bon public du Palais des Sports du Prado, les Bleues ont clairement surpassé leurs adversaires, sans jamais se démobiliser ni laisser place à l’euphorie. Débuter face aux Australiennes, 2ème équipe au ranking mondial, n’avait à priori, rien d’une tâche facile. Privées de leur capitaine Jenna O’Hea, les « Opals » ont longtemps lutté pour revenir au score. Et pourtant. Dures en défense et sur-motivées, les Bleues ont fini par faire la différence dans le dernier quart-temps (72-63). Mais même dans ce tournoi, où une victoire était déjà presque synonyme de qualification, Valérie Garnier préférait la prudence :

« […] je leur ai dit qu’elles ne devaient pas se relâcher »

Pour les deux derniers matchs, on prend les mêmes et on recommence ! Et quand Bria Hartley a un « coup de moins bien » face au Brésil, c’est Marine Johannes qui compense en sortie de banc alors que Gruda et Miyem ont, elles, fait les efforts à l’intérieur au même titre qu’Helena Ciak : de quoi faire plaisir au public et aux téléspectateurs (car non, vous ne rêvez pas, un match de basket diffusé en clair, c’est possible !). 40 minutes plus tard, cocoricoo ! La France est qualifiée oui, mais le tournoi pas terminé. Même si, évidemment, la rencontre face à Porto Rico n’avait pas de grand enjeu. L’occasion d’engranger du collectif et de faire tourner les jeunes Marine Fauthoux et Iliana Rupert. Large victoire des Bleues, 89-51, dans un match où les 12 joueuses auront marqué.

Bria Hartley face à l’Australie
 Crédit photo – France TV Sport

Des ambitions ? Evidemment !

À ce stade du voyage, on vous l’accorde, cette qualif’ n’a rien d’extraordinaire, face à des équipes majoritairement plus faibles. L’Australie se qualifie et, contre toute attente, Porto Rico verra ses premiers JO. Le tout était quand même d’aller chercher ce ticket et avec la manière, s’il vous plait ! D’autant plus que deux joueuses françaises figurent dans le All-star Five de ce tournoi : Bria Hartley et Sandrine Gruda. Petit détour à l’international, histoire de voir à quelle sauce seront mangées les tricolores : Coronavirus oblige, Belgrade accueillait deux TQO (dont celui initialement prévu en Chine), parmi lesquels l’Espagne, la Serbie ou encore la Chine ont pris le meilleur sur leurs adversaires. Du côté d’Ostende en Belgique, le Canada s’est imposé.

La qualification en poche, l’Équipe de France ne devra pas se démobiliser pour espérer quelque chose aux Jeux Olympiques cet été. Les États Unis, déjà qualifiés (avec le Japon, pays organisateur) grâce à leur victoire aux championnats du monde 2018, font évidemment office de favorites. C’est d’ailleurs contre elles que les Françaises étaient tombées, en demi-finales, lors des derniers JO en 2016, avant de perdre la médaille de bronze face à la Serbie. Mais ce collectif-là a des atouts à faire valoir. La deuxième place aux championnats d’Europe l’an dernier, même si frustrante, est encourageante. Et les performances qu’elles ont livré en disent long sur leurs ambitions. La défense agressive mise en place par Valérie Garnier, les belles stats au rebond offensif, le tout ajouté à un groupe qui vit particulièrement bien, tout est réuni pour se prendre à rêver.

Le facteur X : Sandrine Gruda, à l’expérience

Dans toute cette effervescence, on en aurait presque oublié de mentionner celle qui a porté cette Équipe de France, j’ai nommé Sandrine Gruda. À 32 ans, la joueuse de Schio (Italie) est une habituée des sélections (190) et des compétitions internationales. Elle qui avait déjà participé à deux tournois de qualification olympique, n’en finit plus d’impressionner. Déjà sa performance face à l’Australie, lors de laquelle elle a inscrit 16 points, lui a permis de devenir la deuxième meilleure marqueuse de l’Équipe de France : elle dépasse les 2478 points d’Elisabeth Riffiod. Face au Brésil, l’intérieure monte en puissance, met 26 points et décoche un 7/7 au tir en début de rencontre. Rien que ça ! Dimanche soir, 20 points puis 10 rebonds et elle est donc la meilleure marqueuse de l’équipe sur les 3 matchs. De très belles statistiques qui ont forcément pesé dans sa désignation au titre de MVP du tournoi.

Sandrine Gruda face à la pivot brésilienne Erika De Souza
Crédit photo – France TV Sport

Pourtant, en plus d’être une excellente joueuse sur le terrain, Sandrine Gruda est aussi un élément important dans les vestiaires, une parole que l’on écoute. Puisqu’elle incarne l’expérience dont chaque équipe a besoin. Très froide sur le parquet, c’est elle qui, au micro des journalistes, ne veut laisser aucune place à l’euphorie après la victoire face à l’Australie. En Italie, Schio est actuellement premier du classement, club avec lequel elle tourne à 13,2 points de moyenne et joue actuellement le haut du tableau en Euroleague féminine. Déjà médaillée d’argent aux JO de 2012, la Française n’aura qu’un objectif : ramener une nouvelle breloque à la maison.

Alors d’ici là, prenez vos billets ; histoire qu’on redécolle ensemble le 26 juillet prochain !

Crédit Photo – Sport 365
Justine ROY

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