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L’Équipe de la décennie : avec Zidane, le Real est royal

À l’aube de 2020, quelle meilleure occasion pour revenir sur l’une des équipes les plus marquantes de la décennie passée ? Cette dernière n’est nulle autre que le grand Real Madrid de Zinédine Zidane, triple vainqueur de la Ligue des Champions entre 2016 et 2018. Retour sur les hommes forts de ce règne sans partage.

Le capitaine : Sergio Ramos

Sergio Ramos, c’est sans doute l’individualité qui représente le mieux ce Real. C’est l’âme de l’équipe, le capitaine qui emmène ses troupes à la guerre, le leader ultime. Toujours présent dans les moments importants, le numéro 4 fut le pilier d’une charnière centrale souvent imprenable, tantôt composée de Varane ou Pepe. Mais l’Espagnol a aussi apporté offensivement à son équipe, libérant à de multiples reprises la formation merengue en dominant les airs. C’est lui le premier buteur de la finale 2016 face à l’Atletico, qui sera finalement remportée aux tirs aux buts. Deux années après son coup de casque salvateur face au voisin madrilène, Sergio récidive et inscrit le second but de sa carrière en finale de Champions League.

Bien plus que ses qualités de défenseur à proprement parler, c’est mentalement que Ramos aura le plus porté les Madrilènes. Mental en acier trempé, capacité à être clutch, hantise de la défaite… SR4 a tout en magasin. Il a en lui ce vice, cette malice à la frontière de l’anti-jeu qui propulse une formation sur le chemin de la victoire. Forcément, on préfère l’avoir dans son équipe que l’affronter mais c’est avec ce genre de joueur que l’on gagne des titres. Sergio Ramos est un grand champion, sans doute le meilleur défenseur de la décennie et peut-être l’un des plus complets de l’histoire du football.

Crédit photo : RR-Soccer Management Agency

Le magicien : Marcelo

Pour résumer rapidement l’affaire, Marcelo c’est un peu la pâte à tartiner déposée sur ta gaufre liégeoise encore chaude. La petite touche en plus qui te fait saliver, le contrôle parfait et insensé qui te fait sauter du canapé. Comme dirait notre ami Nico, Marcelo c’est le beau jeu, la classe, la perfection technique, la magie, le spectaculaire, un latéral gauche qui aurait pu jouer numéro 10 sans problème. Un mec capable d’inventer des gestes venus d’ailleurs en pleine demi-finale de Coupe d’Europe.

Au cours de ces trois épopées européennes, le Brésilien n’aura cessé d’impressionner. On peut sans doute retenir deux masterclass au-dessus des autres. Ce sont bien sûr les deux doubles-confrontations face au Bayern. La première a lieu lors de la saison 2016/2017 en quarts de finale. Une opposition au niveau technique exceptionnel entre deux favoris pour le sacre final. Au milieu de tous ces artistes, Marcelo survole les débats et fait étalage de tout son talent. La saison suivante, le scénario se répète, cette fois en demi-finale. À nouveau, le latéral est étincelant et marquera même lors du match aller, d’une belle demi-volée. En un mot, Marcelo c’était la régalade.

Crédit image : Le Figaro

Le métronome : Luka Modrić

C’est l’homme fort d’un milieu de terrain fabuleux qu’il composa avec Casemiro et Kroos. Notre ami Lukita aura régulé le jeu du Real avec une justesse exceptionnelle, sans jamais se dérober. Élu Ballon d’Or en 2018 après une troisième victoire en Ligue des Champions et une finale de Coupe du Monde, le Croate se distingue parmi le gratin du football mondial. Bien que ce titre eut été critiqué, il récompense le parcours d’un joueur à l’intelligence folle. Élégant, techniquement sans défaut et capable de distribuer caviars sur caviars, Luka restera pour longtemps une référence à son poste.

Statistiquement ce n’est peut-être pas très impressionnant, mais dans le jeu l’importance du milieu de terrain fut capitale. En effet, chaque ballon touché par Modrić est assurément bien utilisé. Qualité de passe hors norme, l’ancien des Spurs ne rate pas une occasion de nous régaler d’un succulent extérieur du pied. C’était lui le dépositaire du jeu madrilène, l’organisateur, celui par lequel chaque offensive devait impérativement passer.

Crédit photo : Le10sport.com

Le killer : Cristiano Ronaldo

On aurait également pu le nommer « la superstar », tant l’aura de CR7 a imprégné le monde du football. Dans cette machine de guerre qu’était le Real Madrid, le dernier rouage se nommait Cristiano. Le finisseur, un cyborg chargé de parachever chaque occasion et envoyer Madrid sur orbite. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Portugais aura été à la hauteur de la tâche. Buteur le plus prolifique de l’histoire du club avec 450 buts, le numéro 7 est un monstre statistique. Mais Ronaldo est avant tout un joueur au mental phénoménal. Obsédé par la gagne, c’est un tueur au sang froid inarrêtable face aux cages.

On ne compte plus le nombre de fois où le quintuple Ballon d’Or aura porté le Real. Triplé face à Wolfsburg pour qualifier son équipe, tir au but décisif face à l’Atletico, cinq buts face au Bayern en deux matchs, doublé en finale face à la Juve, penalty dans le temps additionnel contre cette même équipe en quarts… La liste est longue mais une chose est sûre, Cristiano répondait présent quand la Casa Blanca en avait besoin et il n’a jamais tremblé dans les moments décisifs. Une stat symbolise cela, sa période préférée se situe dans le money time, il a marqué 88 buts pour le Real Madrid entre la 76ème et la 90ème.

« Dans les veines je n’ai que de la glace », Kaaris

Crédit photo : snfoot.tk

Le chef d’orchestre : Zinédine Zidane

Comment évoquer ce Real Madrid sans citer son chef d’orchestre, le maestro : Monsieur Zinédine Zidane. Pour beaucoup, le légendaire français est avant tout un meneur d’hommes. Et c’est vrai, Zizou est un formidable leader de vestiaire. Cette formation de stars a toujours soutenu son coach, adhérant sans cesse à son discours et prêt  à tout pour lui. Très proche de ses joueurs, ZZ a noué une relation privilégiée avec nombre d’entre eux. L’ancien numéro 10 des Bleus a hérité, lors de son arrivé en 2016, d’un effectif qu’il connaissait très bien, notamment grâce à son poste d’adjoint sous Ancelotti.  Cette équipe aux bases déjà solides, Zidane n’a pas eu à y toucher et a sublimé le travail préalable de ses prédécesseurs pour élever Madrid au plus haut niveau. En trois saisons, le groupe est resté pratiquement identique, une continuité couronnée de succès.

Néanmoins, il ne faut pas sous-estimer les capacités tactiques de l’entraîneur français. Ce serait oublier les coups de génies concoctés par Zizou. On pense notamment au huitième de finale retour face au PSG, en 2017/2018. Vainqueur sur un score généreux de 3 buts à 1 au match aller, le Real se déplace au Parc des Princes pour affronter des Parisiens surmotivés. La Maison Blanche se présente en 4-4-2, sans Kroos et Modrić relégués sur le banc et avec Asensio et Lucas Vázquez sur les cotés. Les Merengue s’imposent en patron, avec un Benzema au sacrifice, chargé de gêner Verratti qui sera finalement exclus, réduisant à néant les espoirs du club de la capitale. Nous pourrions aussi citer l’entrée en jeu de Gareth Bale au cours de la finale 2018 face à Liverpool. Celui-ci inscrira un doublé mémorable et sera élu homme du match.

Crédit photo : Goal.com

Des soldats d’exception

Si ces cinq hommes sont les piliers de ce Real souverain d’Europe, on ne peut que contempler avec extase le reste de l’effectif. Benzema, Bale, Isco, Asensio, Kroos, Casemiro, Varane, Pepe, Carvajal, Navas… Des noms ronflants, des lieutenants fabuleux au talent fou, des légendes à jamais gravées dans l’histoire de la Champions League. Chacun aura participé au règne madrilène, pesant de tout son poids dans chaque victoire, rappelant à jamais qu’ils font parti des plus grands de l’Histoire.

Dans les cages Navas fut impérial. Pepe et Varane auront tour à tour formés une charnière de fer avec Ramos. À droite, Carvajal fut le pendant de Marcelo, devenant l’un des top players à son poste. Casemiro et Kroos auront été les garants de l’équilibre de l’équipe, accompagnés par Luka Modrić au milieu. Isco et Bale ce sont employés avec succès à compléter le trio d’attaque, chacun dans leur registre. Karim Benzema. La première image qui nous vient est son action délicieuse face à l’Atletico, en demie-finale 2017. Une démonstration de classe et de technique. Sublime.

La grande force de ce Real, c’était aussi de savoir subir. Une équipe qui gérait ses temps faibles avec maîtrise, sans jamais trembler. Un groupe de bonhommes au sang glacial, qui ne paniquait jamais, une volonté de gagner que rien ne semblait pouvoir altérer. Plusieurs fois Zizou et ses hommes ont plié, mais jamais ils n’ont craqué. Cet appétit insatiable pour la victoire les a portés sur le toit du monde, à une hauteur que personne ne pouvait atteindre.

Cette équipe restera éternelle, à jamais dans la légende.

Crédit image : Business Insider France

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