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Françaises de l’année – Top 2 : Le destin magique de Clarisse Agbegnenou

À la recherche de LA sportive française de l’année depuis quelques jours, l’heure est venue de vous dévoiler quelle est celle qui s’est hissée sur la deuxième marche de notre TOP 5. Parmi toutes les joies, toutes les victoires et toutes les émotions de 2019, c’est finalement le destin magique de Clarisse Agbegnenou qui s’est imposé à nous. Allez venez, à lire ces quelques lignes, vous comprendrez pourquoi.

Vous ne vous intéressez pas au judo ? Certains n’ont peut-être même jamais entendu son prénom ? Et pourtant. Clarisse Agbegnenou c’est 1,60m et 63 kg d’énergie débordante, une bonne dose de motivation et de la bonne humeur à revendre. Alors rien que pour ça, elle mérite que vous vous souveniez d’elle.

Le chiffre : 4

4. C’est probablement LE chiffre à retenir. 4, ou le nombre de titres mondiaux qu’a remporté la jeune française. 4, ou plutôt un record : celui d’être la judoka la plus titrée de l’Histoire de France (catégorie -63kg, poids mi-moyens). Après 2014, 2017 et 2018, son nouveau sacre mondial, le 28 août dernier, l’a propulsé dans une toute nouvelle dimension.

A 27 ans, la jeune femme a déjà un palmarès bien fourni : quadruple championne d’Europe, double-médaillée d’argent aux championnats du monde, numéro 1 mondiale et désormais quadruple championne du monde. Des trophées par-dessus la tête qui surpassent ceux de grands noms du judo français : Lucie Décosse, Gévrise Emane ou encore Brigitte Deydier, qui affichent toutes 3 titres à leur compteur. Elle égale ainsi la performance de son homologue masculin, David Douillet, sans pour autant devancer le géant Teddy Riner et ses 10 titres mondiaux.

Une victoire disputée

A Tokyo, la licenciée du Red Star Champigny expédie ses premiers combats en moins de 15 secondes, puis en un peu plus d’une minute. Une formalité. Pourtant, la finale, face à la japonaise Miku Tashiro s’avère plus compliquée que l’an passé : la 3ème judokate mondiale lui donne du fil à retordre. La Française viendra finalement à bout de son adversaire après 11 minutes d’un combat sans fin (dont plus de sept minutes de golden score – prolongations après le temps réglementaire de quatre minutes). Elle s’impose par waza-ari. Sur le tatami, la rage de vaincre de la Française laisse désormais place à l’émotion ; vous savez, ces larmes-là qui font vibrer n’importe quel passionné de sport, quelle que soit la discipline.

Alors invaincue depuis 20 mois, c’est une autre japonaise, Nami Nabekura, qui a mis fin à son invincibilité. Clarisse Agbegnenou a perdu, le 13 décembre dernier, en finale du Masters de Qingdao en Chine. Sa série de 50 victoires s’est donc achevée, simple piqûre de rappel, nous l’espérons. La dernière défaite de la jeune femme remontait aux championnats du monde par équipe de 2018 lors desquels elle avait combattu en -70kg. Mais, son dernier vrai revers en -63kg datait, lui, de décembre 2017. Rien que ça !

Les larmes de Clarisse Agbegnenou après sa victoire contre Tashiro.
Crédit photo – Huffington Post

Avec les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 en ligne de mire, Clarisse Agbegnenou a donc toutes les cartes en main pour décrocher le seul sésame qu’elle ne possède encore pas : le titre olympique. Rendez-vous l’année prochaine, donc. Parce que ce sourire communicatif et ces larmes de joie, nous, on ne s’en lasse pas.

Crédit photo – France 24
Justine ROY

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