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Martin Lejeune : « Pourquoi pas viser l’or à Paris 2024 ! »

Mais qui est Martin Lejeune ? Ce lycéen de 17 ans est déjà à son âge l’un des plus grands de son sport : le breakdance ! Oui oui, à seulement 16 ans il a ramené la première médaille olympique de l’histoire au breakdance français (lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires en 2018). Désormais, Martin se tourne vers les JO de 2024 à Paris puisque le break’ y fera son entrée. Ainsi, le temps d’une interview, les Olympistes reviennent sur sa carrière et ses ambitions …

Le breakdance est de plus en plus connu en France notamment avec son entrée aux Jeux de Paris en 2024, mais en fait c’est quoi le breakdance ?

Le breaking c’est un style de danse qui fait partie de la culture Hip-Hop. C’est une danse née dans les rues de New-York dans les années 70 et qui est devenue au fil du temps un vrai sport.

Donc le breakdance, c’est un art ou un sport ?

Pour moi, le breaking c’est un art parce que c’est une danse mais c’est tout autant un sport car nous avons des vrais rythmes de sportifs. On s’entraîne tous les jours et nous faisons des compétitions un peu partout en France et dans le monde.

Comment as-tu découvert le breakdance ?

C’est mon meilleur ami Picsou (qui fait encore du break avec moi d’ailleurs) qui avait fait du break dans la cour de récréation. J’ai tout de suite voulu essayer ! Depuis je n’ai jamais arrêté !

Après les Jeux olympiques de la jeunesse à Buenos Aires en octobre 2018, un nouveau titre pour Martin Lejeune.
Martin Lejeune lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires en 2018
Crédit photo : Voix du Nord

As-tu déjà pratiqué un autre sport que le breakdance ?

Avant de faire du breakdance je faisais du foot. Mais dès que je marquais un but, soit je dansais sur le terrain soit je faisais une acrobatie donc je me suis dirigé vers le break’.

Qu’est ce qui te plaît dans le breakdance ?

J’aime le fait qu’on soit libre de faire ce qu’on veut dans le sens où nous avons tous un style qui nous représente. Et puis il y a toujours énormément de choses à apprendre avec le breaking.

Après ta médaille d’argent aux Jeux Olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires en 2018, quel est ton objectif pour les jeux de Paris ?

J’aimerais beaucoup participer aux JO 2024 et faire mieux qu’à Buenos Aires donc pourquoi pas avoir l’or !

Est-ce que c’est un rêve pour toi de participer aux Jeux Olympiques ?

Ce n’était pas forcément un rêve mais ça le devient de plus en plus. Le fait que ça soit à Paris, ça peut être vraiment cool !

De nombreuses personnes ont critiqué le choix du CIO (Comité International Olympique) à propos de l’intégration du breakdance au profit du squash, du billard, ou du karaté ; que répondrais-tu à ces personnes ?

Je ne sais pas, je pense que le break a tout autant sa place que les autres sports aux JO.

Après les Jeux Olympiques de la Jeunesse, les médias se sont intéressés un peu plus à toi, comment as-tu géré cela ?

J’avais déjà eu des expériences avec les médias et ça ne m’a perturbé plus que ça.

Comment as-tu été accueilli au lycée après ta médaille d’argent aux Jeux ?

Rien n’avait vraiment changé mais je me rappelle que ma classe avait suivi le live de la battle donc c’était plutôt cool.

Récemment, tu as été champion de France BBOYFRANCE catégorie adulte, est ce que tu observes des différences entre les compétitions adultes et jeunes ?

Il y a plus de niveau mais je continue à m’entraîner comme avant pour atteindre le meilleur niveau possible.

Combien as-tu d’heures d’entraînement par semaine ?

Ce n’est pas fixe, cela peut varier. Parfois, je m’entraîne près de neuf heures par semaine et les week-ends il y a des compétitions dans toute la France. Dès que je termine les cours, je jette mon sac et je file aux entraînements! Donc c’est un emploi du temps bien chargé !

En entraînement, tu prépares des chorégraphies pour tes battles ou chaque battle est unique et tu improvises des figures ?

Chaque battle est unique car dans chaque passage il y a une partie d’improvisation par rapport à la musique. Mais à l’entraînement je travaille des bouts de passage que je fais en battle.

Justement, quels sont les critères de jugement sur une battle ?

Une battle se base sur la musicalité (suivi du rythme), l’originalité (créativité tout en respectant les pas de danse), la propreté des gestes ou encore la technique.

Arrives-tu à jongler entre les études et le breakdance ?

Cela devient de plus en plus compliqué mais j’essaie de m’accrocher, ça va le faire ! Rappelons que Martin Lejeune réalise un Baccalauréat ES.

A l’avenir, tu aimerais vivre de ta passion (le breakdance) ou autre chose t’intéresses ?

Oui j’aimerais vivre de ma passion mais pourquoi pas aussi devenir kiné.

Dernière question, quel conseil donnerais-tu à nos lecteurs pour enflammer la piste en cette fin d’année ?

Il ne faut pas avoir peur du regard des autres et faire ce qui nous plait !

Crédit Photo : La Voix du Nord
THOUAULT Eloi

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