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Finale Copa Libertadores : Flamengo champion, 38 ans après

38 ans, 38 ans que les millions de supporters de Flamengo attendaient ça. Le club le plus populaire du Brésil vient de soulever la plus prestigieuse des compétitions sud-américaines : la Copa Libertadores. En battant River Plate, à Lima au Pérou, sur le score de 2-1, le «mengao» (surnom du club) renoue avec un titre qui lui échappait depuis 1981.

Une finale sous haute tension

Tout n’avait pas si bien commencé dans cette finale continentale. Initialement prévu à Santiago au Chili, le match a été délocalisé en raison de la crise sociale qui paralyse le pays. C’est donc Lima, la capitale péruvienne qui a hérité de cette prestigieuse opposition pour la première fois dans l’histoire de la compétition. Des finales décidément compliquées à organiser puisque l’année dernière, les organisateurs avaient été contraints de choisir Madrid pour la finale retour en raison de violences entre les supporters de Boca Junior et de River Plate.

Ces incidents ont donc poussé la CONMEBOL (confédération sud-américaine) à mettre en place un dispositif de sécurité important : 6 000 agents de police, des drones, des hélicoptères et des contrôles ultras stricts à l’entrée du stade. Pas de drapeaux, pas de papelitos, seulement les chants des supporters sud-américains pour mettre le feu au Stade Monumental de Lima.

Une finale pleine de nouveautés, puisque pour la première fois, elle se jouait en un seul match, et sur terrain neutre.

L’acceuil du bus de Flamengo part les supporters
Crédits photos : L’Equipe.

Un miracle signé Gabigol

Le début de match est rugueux, un match sud-américain comme on les aime. Un engagement qui se traduit par le saignement de Rodrigo Caio dès la 7ème minute après un contact aérien avec Santos Borré.

Flamengo prend à son compte les premières minutes mais est rapidement surpris par River. Après un débordement, Nacho Fernandez centre en retrait et offre à Rafael Santos Borré un ballon au point de pénalty. Une formalité pour l’attaquant colombien qui ouvre le score (15ème). Pas grand-chose de plus a signaler dans une première période plutôt brouillonne, si ce n’est les frappes de Fernandez (26ème) et Palacios (37ème). River Plate a donné une leçon de réalisme à son homologue brésilien.

C’est en seconde période que le match va prendre une autre tournure. Le Fla repart a l’attaque mais butte sur un excellent Franco Armani décisif à plusieurs reprises, notamment face à Ribeiro (59ème). River recule, tente de cadenasser le match, en se reposant sur un très bon Javier Pinola mais c’était sans compter sur Gabigol. L’ancien buteur de l’Inter est l’arme fatale des rouges et noirs et il l’a encore montré ce soir en délivrant sont club. D’abord en égalisant à la 89ème minute en poussant le ballon au fond après un super travail collectif conclu par le centre en retrait de De Arrascaeta. Puis en donnant l’avantage à son équipe à la 92ème minute en profitant d’une grosse erreur de la défense argentine, presque irréprochable jusqu’alors.

Bleacher report

Crédits photos : Bleacher Report

Une fin de match complètement folle puisqu’aux deux buts s’ajoute 2 cartons rouges, un pour Palacios coté River, et un pour Barbosa coté Fla. Mais peu importe pour les Brésiliens, l’essentiel est ailleurs, ils viennent de remporter la Copa Libertadores.

Un duel de coachs à l’avantage de Jesus

Au-delà de la confrontation entre les 22 acteurs, ce match était l’occasion de voir à l’œuvre ceux qui sont surement les 2 meilleurs coachs d’Amérique du Sud ces derniers mois.

D’un coté, Marcelo Gallardo, héros de River Plate depuis son arrivée il y a 5 ans. 10 titres, dont 2 Copa Libertadores. El Muneco a du s’incliner ce soir mais, à 43 ans, son avenir en tant que coach parait radieux.

De l’autre, Jorge Jesus, entraîneur portugais de 65 ans qui a véritablement transformé Flamengo depuis son arrivée au club en juin dernier. Un titre en Copa Libertadores, et un titre national qui se profile. Le triple champion du Portugal (avec Benfica) n’aura pas mis longtemps à prendre le costume d’une légende dans le club le plus populaire du pays.

Crédit photo : Le Figaro
Marius JOLY

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