Cyclisme

Matthieu Ladagnous : « Content de ma carrière »

Professionnel depuis près de 15 ans au sein de la formation Groupama-FDJ, Matthieu Ladagnous connaît l’élite du cyclisme comme sa poche. Proche de Thibaut Pinot, il a aidé son leader lors du dernier Tour de France, avant l’abandon de ce dernier. Équipier dévoué depuis toujours, le Béarnais est un modèle de fidélité et de bravoure. 

Quel bilan tirez-vous de cette saison 2019 qui a notamment été marqué par votre 7ème participation au Tour de France ?

Une saison plutôt réussie dans l’ensemble pour l’équipe !!! On a fait un très beau Tour de France jusqu’à ce que Thibaut ait son problème… Ce ne fut pas facile à surmonter pour l’équipe, encore moins pour Thibaut. J’ai aussi vécu un moment formidable lors du contre-la-montre à Pau, ma ville natale. Passer seul devant son fan-club, c’était formidable !

Le contre-la-montre du Tour à Pau, un grand moment de la saison de Matthieu Ladagnous.
Crédits photos : AFP/Anne-Christine Poujoulat

 

La saison 2020 est la dernière de votre contrat avec Groupama-FDJ. Comment, à 34 ans, envisagez-vous l’avenir ?

Pour le moment, j’ai envie de continuer ma carrière, je me fais encore plaisir sur le vélo et à l’entraînement. Je vais entamer ma 15ème saison professionnelle au sein de la même équipe. J’y suis très bien, je ne me vois pas autre part.

A cette époque de l’année, les programmes ne sont peut être pas encore tout à fait finis. Néanmoins, est-ce que vous avez des objectifs pour la saison à venir ?

Pour le moment on n’a pas établi les programmes. Mon objectif sera d’épauler au mieux Thibaut Pinot sur ses objectifs.

Notamment sur le Tour de France, je suppose ?

Je ne sais pas encore, Thibaut n’a pas fait son programme…

Tu as participé aux 3 grands tours et aux plus belles classiques. De toutes les courses, laquelle est ta préférée ?

La classique que je préfère, c’est Paris Roubaix. J’y ai participé à 10 reprises, cette course est incroyable. Mon tour préféré c’est évidemment le Tour de France !

Cela fait un bon moment que vous êtes dans le monde professionnel maintenant. Comment avez-vous vu évoluer votre métier au fil des années ?

Les équipes se sont professionnalisées dans tous les domaines. Désormais, rien n’est laissé au hasard (matériel, entraînement…). Non pas qu’avant, il y avait du laisser-aller mais on était moins pointilleux sur les détails. De ce fait, je pense qu’il y a moins de différence de niveau entre les coureurs. Le niveau est plus homogène et les écarts sont minimes désormais.

Vous avez côtoyé certains noms illustres au sein de votre équipe (Philippe Gilbert, Frédéric Guesdon, Bradley McGee pour ne citer qu’eux). Est ce que l’un d’eux vous a particulièrement marqué et pourquoi ?

Celui qui me marque le plus c’est Thibaut ! Je l’ai connu à ses débuts et voir ce qu’il fait aujourd’hui, c’est énorme ! Il nous surprend tous les ans. Je ne peux pas le comparer à Arnaud Démare car ce n’est pas le même type de coureurs.

Thibaut Pinot vainqueur du Tour de Lombardie en 2018. Vous ne verrez rien de plus beau aujourd’hui.
Crédits photos : Daniel Dal Zennaro/AP

 

Est ce que vous avez été surpris des performances de Julian Alaphilippe sur le Tour et même tout au long de la saison ?

Julian Alaphilippe a fait une saison extraordinaire ! Il ne fait que continuer sa progression depuis quelques années, donc je ne suis absolument pas surpris.

Vous n’avez pas le palmarès le plus fourni du peloton, est ce que vous ressentez un manque, vous regrettez de n’avoir toujours pas remporté une grosse étape (sur un grand tour, ou sur des courses prestigieuses de niveau WT) ?

Je suis content de ma carrière, je n’ai rien à regretter même si c’est sûr qu’une belle classique ou une étape sur un grand Tour ça aurait été sympa. Je n’ai pas gagné personnellement les plus grandes courses mais lorsque je suis auprès de mes leaders et qu’il gagnent, c’est une fierté !

Dernière question, de toute votre carrière quel a été le moment le plus heureux et, à l’inverse, le plus triste ?

Le meilleur moment, ce fut la victoire de Thibaut Pinot sur le Tour de Lombardie, l’année dernière. A l’inverse, le pire moment de ma carrière fut ma crevaison lors de Paris Roubaix 2012. J’allais arriver pour jouer le podium, mais cette crevaison a ruiné mes espoirs et j’ai terminé 12ème.

 

Crédits photos : Groupama-FDJ
Matthieu HEYMAN

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