Basket-ball NBA

Les pronostics NBA : Qui sera élu Coach de l’année ?

Chaque année des équipes de premier ordre se font devancer en saison régulière par d’autres franchises se basant sur des tactiques huilées. Même si bien souvent ce trophée a tendance à récompenser le coach de l’équipe avec le plus de victoires et est – de facto – prévisible, il ne reste pas moins prestigieux. La rédaction basket se mouille et présente ses pronostics : qui sera Coach of the Year ?

Axel Daillet : Michael Malone

Crédit photo : apnews.com

Après une saison régulière 2018-2019 de haute volée, les Nuggets ont terminé à la seconde place de la conférence Ouest. Sous les ordres de Mike Malone, les joueurs du Colorado ont surpris et impressionné, terminant la saison avec un bilan de 54 victoires pour 28 défaites, soit 68,5% de matchs remportés.

Ce bilan ne cesse de progresser depuis l’arrivée de Mike Malone en 2015. Après une première saison à la 11ème place de la conférence, les deux suivantes s’arrêtent aux portes des playoffs pour Denver, à une victoire d’accrocher le Top 8. Mais l’année dernière, les coéquipiers du Jokić n’ont pas laissé passer leur chance et grâce à un collectif léché et une belle progression en défense, devenant la 6ème équipe à encaisser le moins de points, le « Joker » et ses petits camarades découvrent la postseason. Sourire aux lèvres à Denver.

Cette saison, Mike Malone disposera d’un effectif qui a peu bougé et devrait à nouveau occuper le haut du tableau à l’Ouest. Si des énormes équipes se sont formées dans la conférence, le choix de la continuité et l’expérience glanée l’an passé pourraient permettre au Nuggets de tirer leur épingle du jeu et confirmer leur belle saison achevée. Ils profiteront tout de même de l’arrivée de Jerami Grant et du retour de Michael Porter Jr. Mike Malone devra maintenir Denver dans les hauteurs de l’Ouest tout en continuant à développer ses jeunes, rappelons que Niko Jokić n’a que 24 ans et Jamal Murray 22. On a hâte de voir à quelle sauce, coach Malone va nous cuisiner ces Nuggets.

Jean-Baptiste Breen : Steve Kerr

Crédit Photo : Parlons Basket

Être Coach de l’année après avoir été champion NBA ? Ce n’est pas donné à tous. Pourtant c’est ce que Steve Kerr a accompli. Il a été cinq fois champion NBA en tant que joueur (dont 3 fois avec Michael Jordan) et 3 fois en tant que coach, avec Golden State. C’est en 2016 que Kerr remporte le trophée de Coach de l’année après une saison historique avec ses Warriors. Cette année-là, ils battent le record considéré comme inégalable des Bulls de 72 victoires et 10 défaites sur la saison. Parvenant à remporter 73 matchs, ils battent ce record d’un match. Depuis les Warriors ont connu leur lot de réussite mais aussi de controverse. Une équipe avec Curry, Thompson, Green, Cousins et KD ne pouvait que réussir, donner un trophée à Kerr pour ces saisons n’aurait pas été accepté.

Mais maintenant, le collectif de Golden State est éclaté et Curry ressort comme la pierre angulaire de la franchise. Cependant les Warriors ont toujours du potentiel, bien qu’encore assez brut. De part son expertise en tant que joueur et ses années de coaching, Kerr a appris à gérer les egos et faire tourner son effectif de façon extrêmement efficace. Quand Kerr est arrivé dans la Bay Area, l’attaque était déjà centré autour des « Splash Brothers ». L’efficacité du coach à faire jouer ses shooteurs en harmonie en étant un fervent pratiquant du « small ball » devrait s’avérer crucial pour mener son équipe en playoffs, ce qui semble totalement envisageable. Kerr sait comment parler à ses joueurs et nous a prouvé qu’il sait exploiter les joueurs méconnus qui se révèlent au sein de son effectif (Kevon Looney par exemple).

Un deuxième titre de Coach de l’année pour Kerr ? Si ce dernier applique sa recette habituelle avec son équipe qui n’arrête pas de changer les codes de la ligue, il est indéniable qu’il le sera.

Marius Veillerot : Quin Snyder

Crédit photo : slcdunk.com

Certes Utah ne part pas favori pour prendre les rênes de l’Ouest mais Quin Snyder a de nombreux atouts pour finir Coach of the Year. La 5ème place du Jazz avait déjà permis au coach de 52 ans d’être nominé pour le trophée de Coach de l’année l’an passé mais c’est Budenholzer qui avait raflé la mise. Cette saison, Utah vise plus haut. Depuis l’arrivée de Coach Snyder en 2014, la franchise de Salt Lake City est en constante progression d’un point de vue du bilan. Le système défensif du charismatique technicien porté par Rudy Gobert et l’arrivée de Donovan Mitchell ont propulsé le Jazz dans une belle dynamique depuis 2 ans. Dynamique appuyée par un fond de jeu très travaillé et harmonieux. L’intersaison a permis le recrutement de joueurs dont le profil et le talent collent comme un gant à l’identité du Jazz. Conley et Bogdanović vont donner encore plus d’options à Snyder tandis que Green et Davis vont étoffer le banc. Avec l’arrivée de Jeff Green, il se pourrait en effet que le technicien décale Ingles en sortie de banc. Un réajustement qui devrait filer une bonne migraine aux autres coachs de NBA.

Quin Snyder se présente donc avec un effectif plus talentueux, plus solide et avec bons nombres de relais sur le terrain. Il s’est vu conforter dans ses positions avec sa récente prolongation de contrat et son vestiaire lui témoigne un profond respect (comme l’a prouvée la réaction positive d’Ingles à son exit du strating five). Dans l’Utah, ça sent réellement la grande saison et Snyder pourra alors swinguer jusqu’au trophée de Coach de l’année.

Thomas Fraisse : Doc Rivers 

Crédit Photo : Slam

Souvent critiqué, Doc Rivers n’a jamais été l’entraîneur qui met en place des systèmes transcendants et que tout le monde veut dans son équipe. Cependant le coach est capable de merveilles lorsque son équipe s’appuie sur une grosse défense. Il a su alors remporter une bague de champion avec les Celtics de Boston en se basant sur un ogre défensif : Kevin Garnett (neuf fois dans la All-Defensive Team). L’année dernière tout le monde voyait les Clippers au fond du trou après le départ des joueurs ayant créé Lob City (Chris Paul, DeAndre Jordan et Blake Griffin). Cependant grâce à des recrues qui sont de véritables poisons défensifs et des joueurs sortant du banc très efficaces, les joueurs de Los Angeles ont réussi à se qualifier en playoffs ce qui relève du miracle au vu du début de saison.

Cette année, l’entraîneur est verni en comptant dans ses rangs deux recrues qui sont des maîtres offensifs et défensifs. Les Clippers grâce au renfort de Kawhi Leonard et Paul George et ceci orchestré par un stratège du jeu défensif seront l’équipe la plus dure à jouer physiquement et mentalement. Il ne serait pas surprenant que les Clippers jouent les premiers rôles dans la Conférence Ouest et dans la quête du titre, avec à la clé une récompense pour le coach.

Crédit photo : WOAI
Thomas FRAISSE, Marius VEILLEROT, Jean-Baptiste BREEN et Axel DAILLET

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