Basket-ball NBA

Les pronostics NBA : Qui sera élu Défenseur de l’année ?

Après deux années de règne, Rudy Gobert remet son titre en jeu et aura tout le loisir de défendre sa couronne une saison de plus. Face à lui, se dressera une horde de monstres cruels et féroces prêts à tout pour venir à bout de leurs opposants. Amateurs de contres assassins, gardiens de la raquette, voleurs de ballons en tout genre et marquage individuel jusqu’à épuiser tout les stock d’oxygène de l’adversaire… il y en a pour tous les goûts et ça nous en donne presque mal à la tête. Mais alors, parmi toutes ces créatures, laquelle saura le mieux protéger son antre et remportera le titre de Defensive Player Of the Year ?

Thomas Fraisse : Rudy Gobert

Crédit Photo : Basket USA

Un côté patriote ! Notre grand Rudy sera une nouvelle fois le meilleur joueur défensif de l’année et remportera le trophée une troisième fois d’affilée. C’est évident, et ça ne fait pas l’ombre d’un doute… Kawhi Leonard, Paul George ou encore Antetokoúnmpo, la liste est longue des joueurs pouvant remporter ce trophée qui prend de plus en plus d’importance, mais la raquette du Jazz est la maison du Rudy. Il y campe et a installé des barbelés. Il se prépare à la guerre tous les soirs et ne manquent jamais d’assassiner ses adversaires. Oui, Rudy Gobert est un caporal et motive soir après soir ses soldats afin de ne laisser aucune attaque ennemie atteindre leur cible.

La spécialité du numéro 27 du peuple mormon, le contre. Mais attention pas le contre gentil, celui qui fait mal, celui qui laisse une marque indélébile dans la tête de l’adversaire, celui qui réveille son équipe. Et comme Rudy nous l’a montré cet été au Mondial, le contre peut également être clutch. Allez demander à son coéquipier Donovan Mitchell ce qu’il en pense. Même si parfois des vilains meneurs lui font tourner la tête après un switch défensif, à l’intérieur personne ne peut rivaliser. Draymond Green, Myles Turner, Clint Capela et de monbreux autres joueurs redoutent la confrontation contre le Jazz. A-t-on déjà vu un joueur autant dominé en défense ? Oui certains ont popularisé l’art défensif (Dennis Rodman ou Dikembe Mutombo) mais dans dix ans, lorsque l’on parlera des meilleurs joueurs défensifs, Rudy aura sa place avec eux. Au côté des monstres au cœur de pierre, notre Rudy (qui sait montrer ses émotions) leur montrera ses trois trophées de DPOY et restera dans la légende de la Grande Ligue.

Axel Daillet : Paul George

Crédit photo : eurosport.fr

Cet été, PG a quitté l’Oklahoma pour sa Californie natale et rejoindre les Clippers de Los Angeles. Mais l’élégant ailier n’est pas venu seul et c’est avec un certain Kawhi Leonard que Paulo ira surplomber le parquet du Staples Center. Au sortir d’une nouvelle déception avec le maillot du Thunder, le numéro 13 des Clippers n’a plus de temps à perdre et entend bien toucher les étoiles du coté de Los Angeles.

Comme disait un fort connu Michel, « l’attaque fait lever les foules, mais la défense fait gagner les titres ». N’aies crainte Mike, cela ne devrait pas être un problème du coté des Clippers. En effet, entre PG, Kawhi ou encore Pat Beverley, bonne chance pour monter le ballon avec une presse tout terrain sur le dos. Avec une défense potentiellement asphyxiante – c’est un euphémisme – les hommes de Doc Rivers seront redoutés et les affronter ne sera pas de tout repos.

Au sein de cette défense qui nous fait vaguement penser à une cloison électrique, Paul George sera dans son élément et pourrait être élu DPOY, le symbole d’une équipe qui aime le goût du sang. Pourquoi lui plutôt que son nouveau copain Kawhi ? Allez, on va miser sur le fait que The Klaw se préserve pour les playoffs et rate quelques matchs de saison régulière, ce sera au tour de PG d’être le Défenseur de l’année. Qui plus est, si tous ses adversaires prennent des mauvais shoots aux 12 mètres, ça devrait lui faciliter la vie. N’est-ce pas Paulo ?

Marius Veillerot : Giánnis Antetokoúnmpo

Crédit photo : tailgatesportsentertainment.com

Les candidats sont très nombreux pour succéder à Rudy Gobert. Certaines équipes ont misé sur un tel empilement de défenseurs d’élites, qu’il devrait être compliqué de définir celui qui sort du lot (non les Clippers ne sont absolument pas concernés). Nous allons donc pointer le viseur sur un joueur qui devrait focaliser l’attention mais surtout éloigner les attaquants adverses : Giánnis Antetokoúnmpo. Un si grand compétiteur doit certainement être remonté à bloc, après avoir vu son équipe progresser à une vitesse vertigineuse pour finalement taper le plafond Raptor. Un goût d’inachevé que son titre de MVP n’a sûrement pas enlevé. Mais justement, à titre personnel je vois mal ce trophée Maurice Podoloff revenir sous les grandes ailes du Greek Freak.

Mais alors où va-t-il décharger toute sa rage ? Et bien au nez de chaque joueur offensif de NBA. CHAQUE JOUEUR car Giánnis n’en a rien a carrer du poste de l’adversaire qu’il cadre. Grâce à son envergure tentaculaire et à sa mobilité affolante, peu de balles échappent à ses contres ou à ses interceptions. L’an passé les Bucks figuraient en première position au classement du defensive rating. De son côté le Grec compilait 1.3 steals, 1.5 blocks et 10.3 rebonds défensifs sans oublier d’effrayer et de dissuader les joueurs s’aventurant trop près de la raquette de Milwaukee. Il sera sans contestation au centre du beau système défensif de Budenholzer, il n’a donc plus qu’à faire le ménage dans toute la ligue… jusque dans les mains pleines de trophées de Rudy Gobert.

Jean-Baptiste Breen : Kawhi Leonard

r605620_1296x729_16-9

Crédit photo : ESPN.com

Un troisième trophée de meilleur défenseur de l’année, pour celui que l’on surnomme le « tueur de dynasties », afin d’égaliser le record de Dwight Howard ? Et pourquoi pas ?

Leonard, déjà snobé plusieurs fois dans la course au titre de MVP, est déjà détenteur de deux trophées de DPOY. Cette force tranquille qui émane de lui quand il joue se ressent tout particulièrement quand on le regarde défendre. Les statistiques ne suffisent pas à décrire l’impact que « The Claw » a en défense. Il affiche moins d’un contre et deux interceptions par match de moyenne en carrière mais il faut mettre tout cela en perspective. Bien sûr, ces stats, par rapport à un Rudy Gobert où un Joel Embid semblent faibles, mais Kawhi se voit toujours confier la charge de marquer défensivement le meilleur joueur de l’équipe d’en face. Que ce soit LeBron, KD ou encore son nouveau coéquipier Paul George, c’est toujours à Leonard de répondre présent en défense contre ces superstars offensives. Et à chaque fois il les empêche de scorer, ou du moins il les contient assez pour éviter les dégâts, toujours avec cette nonchalance et ce stoïcisme qui lui sont propres.

Excellent, que ce soit pour défendre à l’extérieur où à l’intérieur, ses immenses mains lui permettent d’arracher les ballons aussi bien dans le dribble que dans la phase de shoot. Il s’adapte à chaque adversaire, sait laisser de la distance ou au contraire limiter les options de tir ; il lit brillamment le jeu grâce à son QI basket très élevé ce qui lui permet d’être toujours présent pour intercepter une passe un peu maladroite. C’est simple, quand on joue face à Kawhi, la marge d’erreur est très faible, voire quasi-nulle. Sa ténacité et son envie de gagner en font un défenseur redoutable qui ne se laissera jamais passer et sera toujours là pour contrer le shoot de la star de l’équipe adverse pour la victoire.

Crédit photo: deseret.com
Axel DAILLET, JB BREEN, Thomas FRAISSE et Marius VEILLEROT.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :