Basket-ball NBA

Les pronostics NBA : quel joueur sera élu MVP ?

À l’aube d’une nouvelle saison NBA, l’équipe des Olympistes se livre à un dangereux exercice, celui des pronostics ! On est parti pour une prédiction du futur vainqueur de la distinction individuelle suprême, celle qu’on ne voit que dans ses rêves les plus doux, celle qui envoie du lourd dans un CV, celle qui brille le plus : le trophée de MVP. L’an dernier, c’est Giánnis Antetokoúnmpo qui a ramené la coupe à la maison et à 24 ans, le jeune cervidé de Milwaukee n’a pas l’air de vouloir prêter son nouveau joujou. Mais la concurrence sera rude et conserver son titre, une tâche peu aisée. Plus d’un candidat frappe à la porte du joueur des Bucks et le moins que l’on puisse dire, c’est que la plupart d’entre eux ne sont pas venus pour taper un 2K. Alors, qui succédera donc au Greek Freak et sera nommé Most Valuable Player ?

Thomas Fraisse : Stephen Curry

Crédit Photo : Golden State Of Mind

On ne le présente plus, Stephen Curry est une star mondialement connue. Déjà deux fois MVP, le « Baby Face » aura l’occasion cette année de montrer qu’il est toujours le patron de la ligue et que personne ne peut rivaliser avec lui. Il arrivera sur les parquets dès octobre, avec le couteau entre les dents, prêt à remporter le titre qu’il a perdu face à la merveilleuse équipe canadienne. Mais en même temps, Steph sera seul au début de saison. Il n’aura plus Kevin Durant, l’aspirateur de ballons, dans les pattes et son grand collègue de toujours Klay Thompson sera indisponible. Il pourra alors reprendre les clés offensives du camion de l’état d’or. Il enchaînera alors des performances chaque soir pour pousser son équipe à la victoire finale. Il ne serait donc pas surprenant de voir cette saison un record en points pour ce joueur et un titre de meilleur marqueur sur la saison 2019-2020.

Comment va-t-il faire pour marquer soir après soir ? Le numéro 30 sait nous surprendre. Le shoot est son arme favorite capable de dégainer à six, neuf, dix mètres mais également du parking de la salle (comme dirait nos confrères de TrashTalk) et faire mouche avec un pourcentage très élevé. Eh oui, on ne devient pas une icône mondiale et un révolutionnaire du jeu avec de la chance. Il profitera cette année des espaces créés par D’Angelo Russell pour pouvoir ne pas se coltiner une défense serrée chaque soir. Mais Stephen Curry est bien plus qu’un attaquant extraordinaire, il est toujours très concentré en défense et même si ce n’est pas le meilleur à ce niveau là Steve Kerr lui fait pleinement confiance pour couper les lignes de passe et pouvoir marquer rapidement sur contre-attaque.

Qu’est-ce qui pourrait empêcher Steph de remporter son troisième titre de MVP ? Sa santé bien évidemment. Souvent absent pour des pépins physiques, notamment au niveau des chevilles, le natif d’Akron ne pourra pas soulever le trophée s’il manque des matchs cruciaux. Toute l’équipe des Golden State Warriors repose cette année sur lui et avec une saison complète, il ne serait pas aberrant de voir « Baby Face » remporter le titre de MVP, le titre de champion et pour la première fois le MVP des finales.

Axel Daillet : Joel Embiid

Crédit photo : basketsession.com

Et si la saison 2019-2020 était celle de Joel Embiid ? Cette année, les Sixers devraient jouer les premiers rôles à l’Est et, une fois n’est pas coutume, Joël va nous sortir des stats de mammouth. L’an passé, le pivot camerounais tournait à 27,5 points, 13,6 rebonds, 3,7 passes, 1,9 contres et 0,7 steals. Cette petite ligne bien sympathique, Jojo l’a sortie en 33,7 minutes par matchs et il ne semble pas vouloir s’arrêter en si bon chemin. En effet, lors du Media Day des Sixers, il annonce viser les 60 victoires en saison régulière, le titre, le trophée de MVP, sans oublier bien sûr celui de DPOY. Rien que ça.

Ce trophée de Défenseur de l’année, Joel peut également y prétendre sans problème et sera, à n’en pas douter, un candidat plus que sérieux. Philadelphie va se présenter avec une défense de fer et les jouer ne sera pas une partie de plaisir. Un 5 Simmons, Richardson, Harris, Horford, Embiid, ça va boxer sévère à Phily. La franchise de Pennsylvanie sera l’une des têtes de gondole de la conférence Est et leur charismatique leader aura à cœur de mener tout ce beau monde à la guerre.

Seuls les pépins physiques pourraient freiner le big man. On le sait Embiid est sujet aux blessures et rater trop de matchs serait rédhibitoire dans la course au trophée de MVP. Mais le pivot semble avoir perdu du poids cet été et on espère le voir plus affûté que jamais sur les parquets. À 25 ans, Joel nourrit déjà des ambitions colossales et ne veut pas perdre de temps, il ne semble pas décidé à attendre davantage pour toucher les sommets.

Marius Veillerot : Damian Lillard

Crédit photo : thedailydunk.co

Suite à cette Free Agency rocambolesque il est difficile de s’y retrouver dans cette NBA new look. Les candidats pour le titre de MVP sont légions et les votants risquent de ne plus savoir où donner de la tête. Mais au milieu de ce joyeux bazar un homme pourra remettre les pendules à l’heure en murmurant : « It’s Dame Time ». Longtemps snobé pour le All-Star Game, Dame inspire désormais crainte et respect. Logique pour un meneur tellement traumatisant qu’il aurait bien failli renvoyer le Thunder à Seattle.

Mais malgré le parcours fantastique de Portland en playoffs (sans Nurkić) et 2 saisons régulières achevées en 3ème position, les Blazers ne sont que très rarement cités plus haut que les 6-7ème places de l’Ouest. Et ça tombe mal car s’il y en a un qu’il ne faut pas trop vexer, c’est bien Lillard. Attention, Dame c’était 25.8 points, de beaux pourcentages et presque 7 assists l’an passé, sans trop forcer. Le cauchemar de PG13 sait surtout mettre les formes, à coup de tirs clutchs au possible et très lointains. Ses pénétrations sont toujours fulgurantes, agrémentées d’un toucher de balle et d’un handle soyeux.

Cet été, le recrutement a été plutôt intelligent dans l’Oregon mais il est difficile de savoir si Whiteside décidera de ranger son dark side. Bazemore a aussi débarqué mais Portland a surtout réussit à verrouiller ses cadres. Lillard a notamment signé une prolongation à 196 patates sur 4 ans qui prendra effet en 2021. Le basketteur-rappeur est plus que jamais the leader of Portland et il l’a fait savoir lors du Media Day en annonçant sans transpirer que Rip City n’avait que le titre en tête. Le backcourt qu’il forme avec McCollum est à l’heure actuelle le plus dangereux de NBA. Terry Stotts n’a ainsi plus qu’à continuer de dessiner de beaux systèmes et le plan sera parfait. Un plan avec pour cible les hauteurs de l’Ouest et le trophée de MVP pour Dame Lillard.

 

Jean-Baptiste Breen : Giánnis Antetokoúnmpo

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Crédit Photo : Milwaukee Journal Sentinel

MVP la saison dernière, à la tête de l’équipe avec le plus de victoires en saison régulière (62 victoires pour 20 défaites), le Greek Freak n’arrête pas de faire parler de lui. A seulement 24 ans, le jeune Grec s’affirme de plus en plus comme un potentiel candidat au meilleur joueur non-américain n’ayant jamais jamais joué en NBA.

27,7 points, 12,5 rebonds et 6 passes décisives la saison passée… ses stats parlent d’elles-mêmes. Et pourtant, l’impact de Giánnis sur son équipe n’est pas quantifiable par de simples statistiques. Le voir contrer un shoot adverse, prendre le rebond, traverser le terrain en moins de temps qu’il en faut pour crier « MVP » et finir par un dunk sur le pivot adverse est probablement l’enchaînement d’action qui galvanise le plus la foule et ses coéquipiers. Son seul défaut : le shoot, surtout à trois points. Malheureusement pour ses adversaires, il semblerait que son tir prend progressivement de plus en plus d’assurance. En prenant en compte sa dévotion et son travail acharné, il est envisageable qu’il ait développé un shoot d’ici le début de la saison. Si c’est le cas, et que Giánnis commence à dégainer à trois points, le Freak sera tout bonnement inarrêtable. D’ici là les défenses NBA n’ont qu’à bien se tenir en essayant de stopper le MVP en titre.

Adoubé par le « Black Mamba » (Kobe) en personne, les limites de Giánnis semblent stratosphériques. Son potentiel est inconnu et son talent n’a d’égal que ses capacités athlétiques hors normes. Son humilité, sa maturité malgré son jeune âge et la place centrale qu’il occupe au sein de la NBA sont impressionnantes.

Crédit photo : USA TODAY Sports
JB BREEN, Marius VEILLEROT, Thomas FRAISSE et Axel DAILLET

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