Basket-ball NBA

Nickeil Alexander-Walker : quand les rookies s’emparent de New Orleans

La rédaction des Olympistes a choisi 4 rookies qu’elle va suivre pour vous cette année. Dévoilons donc le premier nom de notre sélection : dans la famille des joueurs au nom interminable, envoyez-moi Nickeil Alexander-Walker. Le cousin de Shai Gilgeous-Alexander a débarqué à New Orleans suite à la Draft et compte bien peser malgré la concurrence. Sélectionné en 17ème position, le désormais ex-combo guard de Virginia Tech (pas les champions de NCAA… l’autre Virginia) ressemble à s’y méprendre à un beau steal de Draft.

Une Draft dans l’ombre d’une armée de rookies

Quand on parle rookie du côté de la Nouvelle-Orléans, tout le monde pense Zion. Zion ou Jaxson Hayes mais derrière ces deux freaks se cachent un troisième larron auteur d’un passage réussi en NCAA. NAW a joué 2 saisons à Virginia Tech, la deuxième en tant qu’option numéro 1 avec 34 titularisations et une moyenne de 16,2 points à la clé. Mais gare aux stats, celles du joueur de 21 ans sont trompeuses. Son pourcentage de réussite au shoot de 47% est excellent cependant son petit mais honorable 37% à trois points ne reflètent pas suffisamment l’efficacité de son geste. Un lancé main droite très agréable (une caresse), bien complété par une capacité à finir des deux mains dans la raquette. Des qualités de finition à l’intérieur qui expliquent parfaitement les 54% de réussite à 2 points du combo guard.

NAW pourrait prétendre à mieux mais est limité lorsqu’il faut effacer ses adversaires et faire la diff’ balle en main. Il n’est pas l’un de ces joueurs extérieurs hypers explosifs et est loin de pouvoir compter sur un physique de bison. Si ses 197 cm sont avantageux, ses 93 kilos supporteront moins bien les mastodontes de NBA que les adolescents de NCAA. En revanche le bougre sait défendre. On invente rien, il utilise comme il se doit son envergure de 2,10 m. Des longs segments qui lui permettent de récupérer bons nombres de balles oranges, et ça tombe bien car il se projette parfaitement en contre-attaque. Il a parfois du mal à résister contre des joueurs plus lourds que lui mais le Canadien compense par une certaine tonicité dans sa défense.

Un été pour faire exploser sa hype

NAW brille aussi grâce à son QI basket et à son sens de la passe. Il sait mettre ses coéquipiers dans le confort, le tout avec grâce. Le show, Nickeil connaît. Entre passe laser, blocks sévères et finitions aériennes. Le profil du Canadien était bien connu des scouts mais comme écrit précédemment, le numéro 0 avançaient masqué suite à sa Draft. Mais attention, la tunique des Pelicans à l’air de lui plaire et il a profité du soleil estivale pour briller au yeux des fans. Il a, en effet, décidé de se sublimer dans tous les aspects de son jeu. Dans un rôle de vrai meneur, il a compilé scoring, playmaking, passes magiques, pénétrations tranchantes et gros volume all around. Les stats parlent d’elles-mêmes : 24.3 pions à 41% (superbe adresse extérieure), 6 assists et 2.8 interceptions ! Ajoutons à cela une pointe à 34 points contre Miami et une nomination dans la First Team de la compétition.

Bien sûr Summer League ne rime pas avec adversité mais la pré-saison n’a pas refroidi NAW. Dans un effectif au complet et vainqueur de 5 match sur 5, le Canadien s’est affirmé en sortie de banc.

Un vrai rôle à jouer en NBA

15.4 puntos de moyenne avec des pourcentages monstrueux (47.4% au tir et 46.7 à 3 points) en moins de 19 minutes. Il a exploité au maximum tout son temps de jeu comme contre le Jazz où il compile 22 unités au scoring à 7/9 au shoot et 4/5 de loin… en à peine 16 minutes sur le parquet. Le secteur extérieur des Pelicans est bien fournie avec Holiday, Ball, Redick ou encore Hart mais Alexander-Walker a marqué de sérieux points pour s’inscrire dans la rotation d’Alvin Gentry, le coach de New Orleans. S’il conserve ce niveau et cette confiance lors des matchs officiels de NBA, imaginez le boxon qu’il est susceptible de créer en sortant du banc contre les remplaçants des autres franchises. Il va apprendre dans une équipe où les jeunes sont légions et peut trouver en Jrue Holiday l’un des meilleurs mentors possibles sur les postes extérieurs.

Allez, nous n’avons plus qu’à espérer que les Pelicans parviennent à se glisser dans un semblant de lutte pour ces playoffs du Far West et tout serait alors nickel… pour Nickeil.

Crédit photo : thebirdwrites.com
Marius Veillerot

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